FLEURON
C’est en grande pompe, au rythme des tambours et des trompettes, que le tout premier Airbus A320 de la compagnie Fly Gabon a été inauguré ce 25 juillet 2025 à Libreville en présence du Président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema. Frappé aux couleurs nationales, l’appareil suscite autant de fierté que de controverses. Sur les réseaux sociaux, le débat a fait couler beaucoup d’encre et de salive : pourquoi un avion loué pour une compagnie naissante ? Est-ce un choix par défaut, ou une stratégie bien pensée ?
Face à ce grand bruit, le ministre gabonais des Transports, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, est monté au créneau pour édifier l’opinion. Sans faire de détours, il a tenu à rappeler un fait souvent oublié :
« Air Gabon, fleuron historique de notre aviation, louait déjà son Boeing 747. Louer un avion n’est ni un tabou, ni un échec. Cela se pratique dans toutes les compagnies aériennes, même les plus prestigieuses »
Ce nouvel appareil, à la pointe de la technologie, signe ainsi le retour d’un pavillon gabonais dans les airs, avec l’ambition de redonner au pays une place dans le ciel africain.
« Nous avons fait une acquisition stratégique. Le débat n’est pas là. Il ne faut pas faire fine bouche devant une avancée aussi significative pour notre souveraineté aérienne »
a expliqué le ministre Ulrich Manfoumbi Manfoumbi.
Et pour ceux qui voient dans cette location un choix réducteur, la direction générale de Fly Gabon ne tarit pas d’éloges sur les perspectives qu’ouvre cet A320. Une ligne directe Libreville-Johannesburg est déjà à l’étude, première étape d’une stratégie d’expansion ambitieuse.
“ La location d’un Airbus A320 n’est en rien réductrice pour le Gabon. C’est une pratique courante, même chez les plus grandes compagnies aériennes comme Lufthansa ou Air France. Louer permet de limiter les risques financiers, tester des lignes et ajuster la flotte selon les besoins. Le ministre des Transports a eu raison de rappeler qu’Air Gabon louait déjà ses appareils. Ce modèle économique est pragmatique et stratégique, surtout pour une compagnie naissante comme Fly Gabon”
souligne une source proche de l’aviation civile gabonaise.
Loin des discours aigris et des critiques faciles, le ministre conclut avec lucidité :
« Dans le transport aérien, louer un avion est courant, légal, et pertinent. Ce qui compte, c’est que l’appareil serve nos intérêts, vole sous notre drapeau, et contribue à notre développement »
Pour l’heure, les flûtes de champagne ont été levées, et Libreville peut savourer ce nouveau départ.