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PLAINTE POUR CORRUPTION

PLAINTE POUR CORRUPTION
Brice Clotaire Oligui Nguema, a reçu ce 21 juillet 2025 les représentants des organisations de la société civile engagées dans la lutte contre la corruption.

Le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a reçu ce 21 juillet 2025 les représentants des organisations de la société civile engagées dans la lutte contre la corruption. Une rencontre qui s’inscrit dans la dynamique de moralisation de la vie publique initiée depuis la chute du régime précédent, et qui vise à mettre en branle une véritable offensive contre les fossoyeurs des finances publiques.


En présence des plateformes citoyennes et des ONG les plus actives dans le combat pour la transparence, le Chef de l’État a réitéré sa volonté de bâtir une gouvernance fondée sur la probité et la confiance. Une posture saluée par Marc Ona Essangui, figure emblématique de la société civile gabonaise :


« Le Gabon est partie prenante de la Convention de Merida. Dans les années 2000, Grégory Ngbwa Mintsa et moi-même nous sommes engagés dans le dossier des biens mal acquis. Aujourd’hui, nous poursuivons ce combat avec un autre volet, en lien avec Ali Bongo et sa famille »


Pour Marc Ona Essangui, aucun bouclier ne devrait désormais protéger ceux qui se retrouvent en délicatesse avec la loi.


« Nous pensons qu’il faut renforcer les institutions de la République, notamment l’ANIF, une agence capitale pour aller dans le sens de la lutte contre l’illégalité au niveau des finances »


a-t-il ajouté. Il a souligné l’importance d’un travail d’investigation approfondi.


Les activistes ont aussi appelé à sortir de la logique des demi-mesures.


« Nous avons trop souvent vu ce pays poser des actes sans lendemain. Il est temps d’aller jusqu’au bout. Ce n’est qu’à ce prix que justice sera manifestée »


a martelé Marc Ona Essangui. Il a évoqué les nombreux dossiers judiciaires visant les anciens dignitaires accusés d’avoir transformé l’État en un parapluie pour intérêts privés.


L’attention est désormais cristallisée sur l’exécutif, appelé à transformer les engagements en actions concrètes. Pour la société civile, il ne s’agit plus seulement de dénoncer, mais de faire passer les véreux entre les mailles du filet judiciaire. Un pari risqué, mais nécessaire, dans un pays longtemps emprisonné dans une spirale de scandales impunis.

Par Pamphile EBO

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