SACS PLASTIQUES AUTORISÉS
Le ministère de l’Environnement, de l’Écologie et du Climat vient de rappeler à la population que la lutte contre les sacs plastiques à usage unique est bel et bien lancée. Conformément à l’article 5 de l’Ordonnance n°0012/PR/2024, ratifiée par la Loi n°009/2024, la production, l’importation, la commercialisation, la distribution, la détention et l’utilisation de ces sacs sont strictement interdites sur toute l’étendue du territoire national.
Face à une équation difficile mêlant urgence écologique et impératifs économiques, le Gouvernement semble avoir pris le taureau par les cornes en optant pour une interdiction généralisée. Toutefois, certaines exceptions subsistent, prévues à l’article 6 de la même ordonnance. Il s’agit notamment des sacs à usage médical, pharmaceutique, industriel, agricole, alimentaire, des sacs destinés à la collecte des déchets, ainsi que des cabas en plastique réutilisables.
Cette nouvelle donne vise à préserver l’environnement tout en ménageant les secteurs clés qui dépendent encore de ces matériaux. En effet, les déchets plastiques continuent d’engendrer de graves conséquences : obstruction des caniveaux, pollution des eaux, menace sur la biodiversité, sans oublier la présence de microplastiques dans notre alimentation.
« Cette mesure est un grand pas vers la réduction de la pollution plastique au Gabon. En encadrant strictement les usages autorisés, le gouvernement agit avec pragmatisme tout en protégeant la santé publique et l’environnement. Il est essentiel que chaque acteur, citoyen, entreprise ou institution, s’approprie cette réglementation pour assurer son efficacité »
rapporte une source proche du dossier.
Le ministère, qui semble avoir tenu son pari en clarifiant la législation, appelle maintenant à une mobilisation générale. Citoyens, entreprises, institutions : tous sont invités à respecter scrupuleusement les textes en vigueur. Il en va de la réussite d’un pari engagé à bras le corps pour un Gabon plus propre et plus sain.
Cependant certaines discussions achoppent encore sur les modalités d’application dans les zones rurales ou à faibles ressources.