24 KM DE ROUTES
La capitale provinciale du Woleu-Ntem vit une véritable métamorphose. Le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a lancé officiellement les travaux de réhabilitation de la voirie d’Oyem, dans une ville qui n’avait pas connu de grands aménagements routiers depuis 1978.
Pas question de demi-mesures. L’État n’a pas lésiné sur les moyens pour offrir à Oyem une cure de jouvence digne de ce nom. L’entreprise chinoise China First Highway Engineering Company (CFHEC), chevronnée et déjà à la manœuvre sur d’autres axes stratégiques comme Oyem–Medzeng (36 km) et Abona–Mvane (32 km), a été retenue pour mener les travaux, après le retrait du marché à l’entreprise Rois des chantiers, qui avait visiblement perdu le vent en poupe.
Au total, ce sont 24 kilomètres de voirie qui vont être entièrement refaits en bitume et béton dans les deux arrondissements de la commune. Un chantier ambitieux, scindé en deux phases, qui vise à redonner un visage reluisant à la capitale du Septentrion.
Dès cette première phase, CFHEC passe aux choses sérieuses. L'objectif est de livrer avant le 17 août 2025 un tronçon prioritaire de près de 13 kilomètres, allant d’Akok-Barrage à Angone, jusqu’au carrefour de Mfoul. Cette portion de la Route nationale 2 (RN2), véritable colonne vertébrale d’Oyem, se transformera en un billard destiné à fluidifier la circulation, notamment lors des festivités du 17 et 30 août.
L’entreprise peaufine également les moindres détails : bouchage des nids de poule, réfection des ouvrages secondaires, et sécurisation des carrefours. Une véritable bouffée d’oxygène pour les automobilistes, piétons et commerçants, longtemps tenus en haleine par l’état de dégradation avancée des routes locales.
Présent sur le terrain, le directeur provincial des Travaux publics, Georges Mboulou Beka, a souligné que, une fois cette première phase achevée, l’entreprise emboîtera le pas sur les zones traitées afin de reconstituer la couche de roulement pour un rendu final impeccable.
Le Chef de l’État, qui ne déroge pas à la règle de la proximité et du suivi terrain, affiche clairement sa volonté de voir Oyem embelli, modernisé et reconnecté, d’ici la fin de l’année 2025.