LEVIERS DE LA CROISSANCE
Le ministère de la Planification et de la Prospective était ce 18 juillet 2025, le théâtre d’un ballet diplomatique et économique d’envergure. Tour à tour, la Banque mondiale, la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique et la Société financière internationale (IFC) se sont entretenues avec la ministre de tutelle, dans un esprit de coopération renforcée pour appuyer la dynamique de croissance nationale.
Dans le viseur du gouvernement : mettre les bouchées doubles pour relancer l’économie, en misant sur le secteur privé comme véritable moteur de transformation. L’heure est donc venue de donner un coup d’accélérateur à une stratégie qui place les PME au cœur du développement économique.
« Faire du secteur privé un délégué de sa croissance »
telle est l’ambition affichée par les autorités de la Ve République, qui semblent décidées à remettre le pays à l’étrier du progrès durable. La rencontre avec la représentante-pays de l’IFC a permis de réaffirmer cette vision, tout en évoquant les mécanismes à mettre en place pour créer un environnement propice à l’investissement privé. Un appui reluisant, au moment où le pays souhaite diversifier son économie et créer davantage d’emplois.
« Les PME sont le moteur de la croissance. Il est très important qu’elles prennent leur rôle, qu’elles accompagnent et participent activement au développement »
a souligné la représentante de l’IFC. Une déclaration qui sonne comme un baume au cœur pour les entrepreneurs gabonais, souvent confrontés à des défis structurels.
Mais l’effort ne s’arrête pas là. Quelques heures plus tard, c’est la Commission des Nations Unies pour l’Afrique qui a été reçue au cabinet ministériel. Objectif : appuyer le gouvernement dans l’élaboration du prochain Plan national de croissance et de développement.
« Nous sommes ici pour renforcer la supervision générale du système des Nations Unies et agir comme une seule équipe afin d’accompagner les travaux de cadrage à venir »
a déclaré un membre de la délégation onusienne.
Avec ce ballet de consultations stratégiques, le Gabon affiche une belle carte à jouer sur l’échiquier économique régional.