CRÉATION DE 165 000 EMPLOIS
Sous la direction d’Alexandre Barro-Chambrier, vice-président du gouvernement, une séance de travail capitale a rassemblé les ministres sectoriels concernés par le Projet intégré de transformation locale des minerais. Un moment charnière dans l’opérationnalisation de la vision du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, résolument engagé à faire du Gabon une nation productrice de valeur ajoutée.
Au cœur des discussions : la stratégie à adopter pour garantir une gouvernance efficace et durable du vaste chantier de transformation du manganèse et, au-delà, de l’ensemble du potentiel minier national.
165 000 emplois, une ambition présidentielle
Le chiffre est désormais connu : 165 000 emplois. C’est l’objectif d’impact social annoncé le 30 décembre dernier par le chef de l’État. Un engagement ambitieux qui traduit l’ampleur des infrastructures attendues pour soutenir ce tournant industriel majeur.
« Les enjeux et les défis que nous avons sont de deux ordres au niveau du ministère de l’Énergie. Il faut alimenter toutes ces zones pour avoir beaucoup d’énergie. Pour cela, il nous faudrait à peu près 20 à 25 gigawatts, rien que pour l’Est du pays »
a expliqué un responsable du secteur, soulignant l’énorme besoin d’infrastructures énergétiques.
Une vision qui dépasse les mines
La transformation locale des minerais implique bien plus que l’extraction : elle appelle à une refonte globale des infrastructures, du réseau de transport, de l’énergie, et même de la formation professionnelle. Trois grands projets structurants ont ainsi été rappelés par le vice-président : la construction d’un chemin de fer stratégique, allant de Belinga à Mayumba en passant par Boué et Lastoursville ; le développement du réseau routier national, et la massification des formations qualifiantes pour préparer les compétences de demain.
« Il nous faut développer davantage le réseau routier national parce qu’il faudra permettre une grosse circulation non seulement des populations mais aussi des marchandises »
a insisté un représentant du ministère des Travaux Publics.
Gouvernance partagée et anticipation territoriale
Au-delà des infrastructures, la séance de travail a également abordé la gouvernance territoriale et la nécessité de créer les conditions d’un développement local inclusif et bien structuré.
« Nous allons avoir désormais des collectivités locales qui pourront se développer, s’organiser et s’administrer comme nous le souhaitons »
a affirmé un membre du gouvernement, appelant à anticiper les mutations induites par cette industrialisation décentralisée.
Un comité interministériel verra bientôt le jour, afin d'assurer la coordination des actions entre les différents ministères impliqués. Cette entité jouera un rôle clef dans le suivi des progrès et l’harmonisation des efforts en vue de garantir une exécution cohérente de la stratégie nationale.
« Le défi de cette commission va réellement nous permettre d’avoir un cap clair qui va diriger notre action collective »
a résumé Alexandre Barro-Chambrier, en conclusion de cette séance.