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LES ENSEIGNANTS DE LA 49E PROMOTION

LES ENSEIGNANTS DE LA 49E PROMOTION
Depuis deux mois, malgré l’attribution de leurs postes budgétaires en mai 2025, ces jeunes professionnels n'ont toujours pas reçu leurs numéros matricules, condition indispensable à leur mise en solde.

Le torchon brûle à l’École normale supérieure de l’enseignement technique (ENSET) où les enseignants de la 49e promotion, sortie en juin 2023, dénoncent une situation qu’ils jugent intenable. Depuis deux mois, malgré l’attribution de leurs postes budgétaires en mai 2025, ces jeunes professionnels n'ont toujours pas reçu leurs numéros matricules, condition indispensable à leur mise en solde.


Regroupés devant les locaux de l’ENSET ce mardi 8 juillet 2025, les membres de cette promotion ont exprimé leur mécontentement. Leur porte-parole n’a pas mâché ses mots :


« Nous sommes ici aujourd'hui pour revendiquer deux points essentiels : l’attribution de nos numéros matricules et notre mise en solde »


 a-t-il déclaré devant un parterre de journalistes.


Alors que la rentrée scolaire 2025-2026 se profile, l’inquiétude gagne les rangs. Les enseignants redoutent de passer une nouvelle année dans le creux de la vague, privés d’affectation et de reconnaissance administrative. La situation devient une véritable pomme de discorde entre les jeunes diplômés et les autorités compétentes.


« Allons-nous encore passer une nouvelle année académique assis à la maison, alors qu’il y a un manque criard d’enseignants dans les établissements techniques ? »


s’interroge le porte-parole.


La lenteur des démarches administratives est perçue comme une injustice, surtout lorsque les enseignants comparent leur sort à celui d'autres promotions. L’un des points qui suscite le plus d’amertume reste la régularisation rapide, en 2023, des situations administratives de leurs collègues de l’INJS. Un traitement inégal que les enseignants de l’ENSET vivent comme une profonde frustration.


« Nous avons le sentiment d’être les lésés du système. Dans cette affaire, nous sommes devenus le parent pauvre de l’éducation technique »


confie un membre du mouvement.


Face à ce qu’ils qualifient de « passe difficile », les jeunes enseignants en appellent à la plus haute autorité de l’État. Ils demandent l’arbitrage direct du Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, afin que leur situation trouve enfin une solution.


« Monsieur le Président de la République, l’essor vers la félicité ne passera-t-il pas aussi par la restauration de la dignité des enseignants que nous sommes ? »


conclut le porte-parole.


 

Par Pamphile EBO

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