PAS UN SOMMET TRADITIONNEL
Pour le diplomate gabonais, la solennité, à travers la rigueur dans le choix des invités marque une évidence sur le schéma de cette rencontre de haut-niveau, « qui n’est pas un sommet traditionnel des dirigeants des Etats-Unis et d’Afrique. »
L’occasion est particulièrement offerte au Gabon d’échanger sur l’avenir des relations bilatérales avec les États-Unis, notamment à un moment crucial où le nouvel homme fort d’Amérique ne cesse de durcir le ton envers le continent africain.
Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema pourra librement exprimer à Donald Trump son point de vue sur les partenariats que les États-Unis envisagent développer avec l’Afrique, tout en présentant sa vision d’une coopération dynamique et fructueuse.
« Le président Trump a certainement voulu créé une occasion pour avoir un échange avec certains pays africains dont le Gabon. », a exprimé Noël Nelson Messone au micro de la presse présidentielle.
Par ailleurs, le pays de l’oncle Sam en tire de nombreux avantages, notamment au regard de l’ambition affichée de développer un partenariat sur l’exploitation des minéraux stratégiques dont regorge le Gabon, 2e producteur mondial de manganèse. La décision ambitieuse d’interdire l’exportation du manganèse brut dès 2029 requiert des moyens conséquents et une expertise avérée.
Les deux partenaires ont également une aubaine pour recréer la dynamique d’investissement américain qui a existé au Gabon, à l’épôque du boom pétrolier, avec la présence affirmée de plusieurs compagnies pétrolières du Texas.
Sur le plan sécuritaire, les États-Unis et le Gabon partagent également le même défi depuis des décennies, particulièrement la sécurité dans le Golf de Guinée où passent près de 20% du pétrole que les USA rapportent d’Afrique, enjeu majeur pour la stabilité régionale et internationale.
Bien d’autres sujets seront mis sur la table des discussions auxquelles prendront part quatre autres chefs d’États africains triés sur le volet : Bassirou Diomaye Faye du Sénégal, Ould Cheikh El Ghazouani, de la Mauritanie, Joseph Boakai du Libéria et Umaro Sissoco Embalo de la Guinée-Bissau.