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Justice

JUGÉS DU 10 AU 14 NOVEMBRE

JUGÉS DU 10 AU 14 NOVEMBRE
Il se tiendra finalement du 10 au 14 novembre 2025, à la Cour d’appel judiciaire de Libreville. C’est ce qu’a annoncé le procureur général, Eddy Minang, dans une déclaration à la première chaîne de télévision publique le 7 juillet 2025.

Initialement prévu du 21 au 25 juillet 2025, le procès de l’ancienne première dame du Gabon, Sylvia Bongo, et de son fils aîné, Noureddin Bongo Valentin, a été reporté. Il se tiendra finalement du 10 au 14 novembre 2025, à la Cour d’appel judiciaire de Libreville. C’est ce qu’a annoncé le procureur général, Eddy Minang, dans une déclaration à la télévision nationale le 7 juillet 2025.


Ce report, décidé dans un souci de conformité avec les exigences de la justice, vise à garantir un procès équitable et respectueux des droits de la défense.


« Le procès de Sylvie, Marie, Aimée, Valentin, Épouse, Bongo et autres, programmé du 21 au 25 juillet 2025, a été reporté du 10 au 14 novembre 2025 afin de permettre à certains avocats résidant à l'étranger et se trouvant déjà en vacances de pouvoir effectuer le déplacement du Gabon »


a expliqué le procureur.


Ce dernier insiste sur l’importance du respect des droits fondamentaux dans le cadre de ce procès très attendu, qui tient en haleine l’opinion publique gabonaise.


« Ce report a été décidé dans le souci de respecter les principes édictés à l'article préliminaire du code de procédure pénale, notamment celui d'un procès équitable, contradictoire et préservant l'équilibre des droits des parties »


a-t-il poursuivi.


Sous le collimateur de la justice depuis le 30 août 2023, Sylvia Bongo et son fils semblent rattrapés par les mailles du filet judiciaire. Pour le ministère public, il s'agit d’appliquer la loi dans les règles de l’art.


« Il est de ma responsabilité, en ma qualité d'autorité chargée de l'action publique dans mon ressort et en application des principes énoncés, d'informer l'opinion publique et de veiller aux garanties des droits des parties dans cette affaire »


a précisé Eddy Minang.


À quelques mois de l’échéance, le couperet judiciaire semble inévitable. Et pour les accusés, le répit est de courte durée. Le procureur général a tenu à rappeler ce que prévoit la loi en cas d’absence des prévenus à l’audience :


« Vous savez, en matière criminelle, lorsqu’un accusé n’a pas pu être arrêté en vertu de l’ordonnance de prise de corps ou lorsqu’il ne se présente pas pourtant bien notifié de la date d’audience, il est jugé selon la procédure de contumace et ce conformément aux dispositions de l’article 257 du code de procédure pénale. Donc si les intéressés ne se présentent pas, ils pourront être jugés selon la procédure de contumace. »


L'épée de Damoclès judiciaire continue donc de planer au-dessus de l’ancienne première dame et de son fils. Le rendez-vous de novembre est très attendu.


 


 

Par Pamphile EBO

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