LA VULGARISATION DES TEXTES
C’est sur une note d’optimisme et de détermination que la présidente du Sénat de la transition, Paulette Missambo, a clôturé en beauté la première session ordinaire de l’année. Dans son allocution finale, elle a salué la conduite inclusive de la transition par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, tout en lui adressant ses félicitations pour sa brillante élection à la magistrature suprême. Une reconnaissance appuyée du rôle central joué par le chef de l’État dans cette phase charnière de l’histoire nationale.
Sur le plan législatif, cette session a été marquée par l’examen de textes majeurs émanant du gouvernement, des députés et des sénateurs. Parmi les plus significatifs, la loi organique portant code électoral, la loi sur les partis politiques, celle régissant la répartition des sièges au Parlement, et enfin, la loi sur le transfert des compétences aux collectivités locales. Ces textes, adoptés à bon escient, jettent les bases d’un renouveau démocratique et institutionnel profond.
Le Sénat ne s’est pas contenté de voter des lois. Il a également joué un rôle actif sur la scène internationale. Des accords de coopération, notamment dans le domaine de l’aviation civile, ont été ratifiés. De plus, la diplomatie parlementaire s’est illustrée par des participations à des événements majeurs, dont une rencontre de haut niveau en Italie sur le dialogue interprofessionnel, et l’accueil à Libreville de la conférence des présidents des Parlements de transition d’Afrique de l’Ouest et du Centre.
Au sein même de l’institution, des avancées notables ont été enregistrées. La régularisation de situations administratives longtemps bloquées a permis d’apporter de la sérénité au personnel. Autre motif de satisfaction : l’avancement des travaux de réhabilitation du palais Omar Bongo, fruit de la coopération avec la Chine. Une véritable cerise sur le gâteau pour l’ensemble des sénateurs.
Paulette Missambo a exhorté ses collègues à profiter de la période d’intercession pour vulgariser les textes adoptés auprès des populations.
« Nous devons rester sur la même longueur d’onde que nos concitoyens, les informer, les écouter, et les impliquer »
a-t-elle insisté.
Elle a salué l’appui des partenaires au développement, dont le MEDEF et la Banque mondiale, tout en appelant à traduire en actes les promesses d’un partenariat international dynamique et bénéfique pour le peuple gabonais.