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FOULE MASSIVE

FOULE MASSIVE
L'État va faire sortir cette personne d'une situation illégale pour la placer dans un cadre légal, c'est-à-dire un terrain avec un titre de propriété.

C’est une véritable marée humaine qui a répondu à l’appel dans les différents points de concertation organisés par les autorités provinciales. À Bambouchine comme à Bikélé, les familles, parfois entassées dans lieux aménagés noirs de monde, étaient suspendues aux lèvres de la gouverneure de l’Estuaire, Marie-Françoise Dikoumba. L'objectif était de lever le voile sur les modifications du tracé du projet routier confié à l'entreprise AOM Gabon.



Face à une population inquiète, notamment sur la question épineuse des expropriations et des délais des travaux, la gouverneure a tenté de rassurer.


«Il nous a paru nécessaire et important de venir informer les papes sur ces modifications du tracé et les rassurer de ce que les équipes viendront pour les différentes études et enquêtes. Et l'État prévoit justement des procédures d'indemnisation différentes selon qu'on soit propriétaire ou occupant de fait»


a-t-elle affirmé. Elle a détaillé un plan de relogement qui pourrait bien changer le fusil d’épaule en matière de gestion foncière au Gabon.



Le projet, d’un coût de 98 milliards de francs CFA, ambitionne de désengorger Libreville en reliant Akanda et Ntoum via un élargissement de l’axe Bikélé-Bissobiman et une déviation de 9 km à Bambouchine. Ces ajustements, dictés par des impératifs techniques et environnementaux, ont toutefois pris tout le monde à contre-pied. Mais à en croire les promesses faites, le gouvernement semble avoir levé les doutes en apportant des réponses précises et documentées, notamment sur les indemnisations agricoles encadrées par l’ANUTTC.


Marie-Françoise Dikoumba n'a pas tarit d'éloges sur les conditions de relogement qui garantissent un titre foncier.


“La loi prévoit un relogement. Le relogement signifie que l'État doit mettre à la disposition du propriétaire un terrain. Et l'avantage cette fois-ci c'est que l'État va faire sortir cette personne d'une situation illégale pour la placer dans un cadre légal, c'est-à-dire un terrain avec un titre de propriété” 



En réussissant le pari de la transparence et de la pédagogie, la gouverneure, connue pour ses bons états de service, redore l’image d’un État parfois perçu comme un canard boiteux dans la conduite de ses projets d’envergure. Pour les habitants, la vigilance reste de mise.


 

Par Pamphile EBO

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