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DÈS AOÛT 2025

DÈS AOÛT 2025
Le projet de déploiement des stations de pesage et de péage sur l’ensemble du réseau routier national va bon train. Sur la Nationale 1, à Bifoun, le début de la taxation est annoncé pour août 2025.

Le gouvernement entre de plain-pied dans une nouvelle phase de modernisation de son réseau routier, avec la mise en place progressive des stations de pesage et de péage. Ce dispositif, qui vise à contrôler la charge des véhicules et à assurer la perception des amendes, pose les jalons d’une gestion plus rigoureuse et durable de l’épine dorsale du transport national.


À l’occasion d’une visite d’inspection sur la Nationale 1, notamment sur le site de Bifoun, au village Ekouk (Moyen-Ogooué), le conseiller technique du ministre des Travaux Publics et de la Construction, Raphaël Onfourougou, a annoncé l’ouverture imminente de la station semi-fixe, qui évoluera plus tard vers une structure définitive. 


« Sur cette station, les travaux vont se dérouler en deux phases. La première phase est celle de la station semi-fixe de péage qui va migrer sur le définitif. (…) Il faudrait que les routiers, les populations s’habituent, à partir du mois d’août, la taxation va commencer. Pour le péage, nous paierons tous la route, le pesage, c’est le contrôle des charges », a-t-il expliqué.


Le projet s’inscrit dans le Schéma directeur d’implantation des stations, fruit d’un travail de fond passé au peigne fin. Exécutés par Aria Holding, les travaux se concentrent d’abord sur cinq points névralgiques du réseau : Lalara, Medoumane, Mitzic, Bitam et Bifoun. Un choix stratégique, tenant compte du potentiel de ces axes à devenir une véritable manne financière pour l’entretien du réseau.


Lancé en 2024 sur instruction du président Brice Clotaire Oligui Nguema, ce chantier bénéficie désormais du feu vert législatif à travers la loi 13/43 et le décret 289. De fil en aiguille, ce cadre prévoit aussi la mise en place de brigades mobiles et d’un comité interministériel chargé de coordonner les actions sur le terrain.


Une plate-forme digitale permettra de centraliser les recettes, affectées directement au FANEIR (Fonds Autonome National d’Entretien et d’Investissement Routier). Si l’État promet des sanctions strictes en cas de surcharge, il mise aussi sur des campagnes de sensibilisation pour garantir l’adhésion des usagers. 


 

Par Estelle Diane AMVANE

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