C'EST PAS EXCLU
Marcel Abéké, ancien ministre du Pétrole et du gaz et dirigeant de la Compagnie minière de l'Ogooué (Comilog), filiale de la Setrag, s’est exprimé sur les enjeux liés à la capacité énergétique de Poubara, les pistes d’interconnexion nationale et les possibilités de financement pour le développement industriel du Gabon.
En abordant la situation énergétique actuelle, Marcel Abéké a reconnu que les capacités de production d’énergie sont limitées par rapport aux besoins.
« Il s'avère que les quantités sont peut-être insuffisantes »
a-t-il déclaré sur Gabon 1ère. Il a ajouté que le potentiel de Poubara, évalué à 280 mégawatts, nécessitait une réflexion sur son accroissement.
Il a également souligné que les autorités travaillent à des solutions plus larges, à l’échelle nationale.
« Il y a quand même le potentiel énergétique du Gabon tout entier »
a-t-il insisté. Il a évoqué des projets d’interconnexion entre différentes villes du pays comme Libreville, Moanda et Franceville. Il s’est montré optimiste, comparant les distances nationales à celles du Canada, où des connexions énergétiques sont établies sur plus de 1 000 kilomètres.
“Ce sont quand même des distances beaucoup plus petites que ce que j'ai vu au Canada entre Projet de la Baie-James qui est à peu près à 2000 km ou 1000 km au nord du Québec et puis les usines qui sont à Montréal ; donc c'est toujours faisable”
Interrogé sur les aspects financiers des projets d’infrastructure, le responsable a expliqué qu’il existe plusieurs modèles économiques possibles.
« Il y a plusieurs types de financement »
a-t-il affirmé. Il a évoqué à la fois les financements conventionnels et les partenariats entre différents acteurs industriels. Il a précisé que Comilog ne serait pas obligée de porter seule la charge de ses investissements.
Selon lui, des montages conjoints pourraient être envisagés.
« Bon écoutez, ça serait bien si on pouvait avoir une unité commune de production, comme ça existe dans d’autres secteurs »
a-t-il proposé. Il a aussi rappelé que certains financements déjà utilisés pour des usines en activité provenaient de partenariats avec Afreximbank et des partenaires internationaux, notamment chinois.