tvplusafrique

Politique

N’ANNULE PAS LE MANDAT

N’ANNULE PAS LE MANDAT
Invité à l’émission politique diffusée ce week-end sur TV+Afrique, Stevie Essima, président de l’organisation citoyenne Expression Citoyenne, a livré ce 14 juin 2025, une analyse juridique précise sur une question qui anime actuellement le débat politique gabonais

Invité à l’émission politique diffusée ce week-end sur TV+Afrique, Stevie Essima, président de l’organisation citoyenne Expression Citoyenne, a livré ce 14 juin 2025, une analyse juridique précise sur une question qui anime actuellement le débat politique gabonais : un président élu sans étiquette peut-il, en cours de mandat, créer ou rejoindre un parti politique sans remettre en cause la légitimité de son mandat ?


Pour Stevie Essima, il n’y a pas d’ambiguïté :


« Le président de la République peut créer son parti, peut devenir membre de son parti »


Il explique que cette liberté découle de la nature même du mandat présidentiel, qui se distingue fondamentalement de celui des élus locaux ou parlementaires.


Selon lui, les règles qui encadrent l’appartenance à un parti politique pendant un mandat concernent surtout les élus investis par une formation politique, députés, conseillers municipaux ou départementaux, dans le but de préserver les équilibres représentatifs et éviter les cas de transhumance politique. Le président, en revanche, « a un mandat nominal », élu par l’ensemble du territoire national, ce qui le place en dehors de ces logiques partisanes.


Stevie Essima poursuit en soulignant que l’objectif de la législation électorale, notamment l’article 82 du code électoral, vise à empêcher les changements d’appartenance politique qui pourraient fausser la représentation des électeurs :


« Le principe d’un mandat, c’est d’aller défendre une valeur idéologique ou un projet partisan. Quand on change de camp en cours de route, on trahit ce mandat »


Cependant, cette règle ne s’appliquerait pas, selon lui, au chef de l’État.


« Une fois élu président, la seule responsabilité, c’est la gouvernance de l’État. Son évolution politique ne trouble en rien les équilibres visés par la loi »


affirme-t-il.


Pour illustrer son propos, Stevie Essima fait une comparaison imagée :


« Le code de la route impose le respect du feu rouge. Mais demande-t-on à une ambulance de s’arrêter quand elle est en urgence ? » Avant de conclure :


« C’est en fonction du contexte que la loi prend toute son ampleur ».


 

Par Pamphile EBO

Top Articles