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REPORTÉ AU 20 JUIN

REPORTÉ AU 20 JUIN
Le verdict tant attendu sur les demandes de mise en liberté provisoire a été reporté au vendredi 20 juin.

Deux ans après l’une des pires tragédies maritimes de l’histoire du Gabon, le naufrage de l’Esther Miracle refait surface dans les salles d’audience du palais de justice de Libreville. Ce vendredi 13 juin 2025, la tension était palpable, entre douleur des familles endeuillées, espoirs des rescapés et regards inquiets des accusés.


L’audience, qualifiée de « technique » par les magistrats, a permis à la Cour de présenter son dossier avant d’annoncer un nouveau renvoi. Le verdict tant attendu sur les demandes de mise en liberté provisoire a été reporté au vendredi 20 juin.


Au cœur des débats, la situation judiciaire de plusieurs inculpés de haut rang, notamment Fidèle Angoué Mba, ancien directeur général de la Marine Marchande, poursuivi pour sa responsabilité présumée dans la catastrophe. Son avocat, tout comme ceux de plusieurs autres co-accusés, a plaidé pour une mise en liberté provisoire en s’appuyant sur le principe d’égalité de traitement prévu par l’article 1er du Code de procédure pénale gabonais.


« Nous avons demandé que Fidèle Angoué Mba et M. Ndam Ndengon Bernadine soient remis en liberté, comme d’autres personnes impliquées dans le même dossier et déjà libres »


a déclaré l’un des avocats de la défense, à la sortie de l’audience.


Le naufrage de l’Esther Miracle, survenu en mars 2023 au large des côtes gabonaises, avait fait plusieurs dizaines de morts et de disparus, plongeant le pays dans le deuil et soulevant de vives critiques sur la sécurité maritime.


À l’intérieur du palais, l’ambiance reste pesante. Dans les couloirs du tribunal, des familles entières, vêtues de noir, scrutent le moindre geste des magistrats. Pour elles, le combat judiciaire est avant tout une quête de vérité et de reconnaissance.


« Ce que nous attendons, c’est que justice soit rendue, pas qu’on oublie nos morts », murmure une mère dont la fille figure parmi les victimes.


Le procès de l’Esther Miracle cristallise la mémoire collective gabonaise. Et à mesure que s’enchaînent les audiences, l’exigence de justice se fait plus pressante.


Le rendez-vous est donc fixé au vendredi 20 juin. Ce jour-là, la justice gabonaise devra statuer sur ces demandes de libération provisoire. 




Par Pamphile EBO

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