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BRAS DE FER?

BRAS DE FER?
Ce 14 juin 2025, Raymond Ndong Sima, ancien Premier ministre de la Transition, a brisé le silence depuis l’étranger, réagissant vivement aux propos tenus la veille par Aminata Ondo, figure de la société civile.

Le dossier explosif des déguerpissements à Plaine-Orety connaît un nouveau rebondissement. Ce 14 juin 2025, Raymond Ndong Sima, ancien Premier ministre de la Transition, a brisé le silence depuis l’étranger, réagissant vivement aux propos tenus la veille par Aminata Ondo, figure de la société civile. Mandatée par la présidence pour jouer les médiateurs auprès des populations impactées, elle a lancé un pavé dans la mare en accusant Ndong Sima d’avoir représenté les intérêts de l’État dans ce dossier controversé.


S’exprimant au nom d’un comité composé également de Georges Mpaga, Pierre Mintsa et Gaston Mindoungani, Aminata Ondo a déclaré :


« Ceux qui ont été impactés et qui ont été payés, c’est un dossier que Ndong Sima est venu représenter deux fois »


suggérant un rôle central de l’ancien chef du gouvernement dans la gestion des indemnisations. Une sortie jugée "irresponsable" par Raymond Ndong Sima, qui a répliqué via Facebook en annonçant une plainte imminente.


Dans un communiqué au ton sec, il dénonce un "amalgame accablant et une instrumentalisation politique cousue de fil blanc". Se posant en sentinelle du respect des institutions, il s’étonne que des « personnes sans légitimité institutionnelle usurpent la parole présidentielle ». Pour lui, ces accusations relèvent de la pure spéculation, voire d’une tentative de salir son image alors qu’il était, dit-il, "sur la brèche pour faire respecter les règles et confier le volet judiciaire à l’Agent judiciaire de l’État."


« Si j’avais les informations sur les dédommagements, pourquoi ne pas avoir moi-même lancé les opérations ? », interroge-t-il, mettant en doute la logique des accusations.


Il n'est plus question d’un simple échange de mots, l’affaire prend désormais une tournure judiciaire. « Dès mon retour, nous nous retrouverons devant les tribunaux », a-t-il prévenu. Le couperet de la justice devrait donc bientôt tomber sur cette querelle où les responsabilités se cherchent et s’esquivent dans un filet politique de plus en plus tendu.


 

Par Pamphile EBO

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