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IL A PUBLIÉ NOMS ET MONTANTS

IL A PUBLIÉ NOMS ET MONTANTS
La première partie de ce dossier concerne une centaine d'occupants ayant signé et perçu en bonne et due forme un procès verbal de remise de chèques assortie d'un commandement de quitter et de vider les lieux.


Après des semaines de controverse et de confusion autour du délogement des populations du quartier Derrière l'Assemblée nationale et Plaine-Orety , le ministère en charge de l’Habitat a levé le voile sur une affaire qui a longtemps alimenté les débats et les soupçons.



Ce vendredi 13 juin 2025 après-midi, à la suite d’une rencontre stratégique tenue au Palais présidentiel, le ministre de l’Habitat a procédé à un déballage complet des informations relatives aux indemnisations des ménages concernés par les délogements opérés depuis 2009.


 


Des preuves tangibles entre les mains de l'État


La question des déguerpissements dans les zones dites "derrière l’Assemblée nationale" et "Plaine-Orety" suscitait de vives réactions dans l’opinion publique. Certains dénonçaient l’absence de compensation, allant jusqu’à accuser les autorités de mensonge cousu de fil blanc. Or, la vérité a fini par éclater au grand jour.


«Justement ce sont des listes qui prouvent que les premiers occupants de ces endroits-là ont été indemnisés. Vous avez toutes les preuves comme je l'avais signifié. Les gens qui ont été indemnisés qui étaient dans la zone de Derrière l'ambassade du Liban,  de la Chine et qui aujourd'hui ne reconnaissent plus avoir été indemnisés les preuves sont là. Elles sont palpables. C'est le cabinet maître Benga qui avait fait l'opération et on a reçu une première partie. C’est une centaine de ménages qui ont été indemnisés et les preuves sont là. La première partie de ce dossier concerne  une centaine d'occupants ayant signé et perçu en bonne et due forme un procès verbal de remise de chèques assortie d'un commandement de quitter et de vider les lieux »


 a déclaré le ministre de l’Habitat Ludovic Megne Ndong, brandissant procès-verbaux à l’appui. Ces documents, remis officiellement au ministère par le cabinet juridique Maître Benga, en charge de l’opération dès 2009, détaillent les indemnités perçues par une première vague d’environ une centaine de ménages.


Selon les informations divulguées, les bénéficiaires ont signé et perçu des chèques contre un commandement de quitter les lieux.


« Et j'ai entendu dans l'opinion qu' il n'y avait pas de preuve. Vous pouvez regarder comment les gens ont été indemnisés. Ce sont des procès verbaux qui attestent que durant les années antérieures, l'État a indemnisé les ménages, les personnes sur ce site là. Mais comme vous le savez malheureusement, ces populations au lieu d'être honnêtes, je l'ai déjà répété je ne sais pas s'il faut encore le répéter, ont préféré ne pas le reconnaître. Si les PV datent du lundi 7 septembre 2009, le préavis quant à lui s'achève en 2010, soit 1 an plus tard. Et beaucoup font dans la mauvaise foi. Ils sont nombreux. Je peux prendre l'exemple de madame Nfono Edzo Delphine. Vous avez une pièce d'identité ici. Elle a reçu 18 200 000 francs comme indemnisation. Ce sont des preuves. Il y a d'autres exemples que je peux prendre ici. Vous avez monsieur Obiang Gilbert 4 685 000 francs qu'il a perçu. Les preuves sont là. Tout est écrit. C'est là le premier lot de preuves que nous avions reçu pour vous rassurer que l'État détient des preuves »


a insisté le ministre. Il a dénoncé ceux qui aujourd’hui font mine de n’avoir jamais été indemnisés. 


« Ce sont des procès-verbaux datant du 7 septembre 2009, le préavis s’achevant en 2010. Ceux qui prétendent le contraire nous mènent en bateau »


a-t-il ajouté.


 



 


Des noms, des montants, et la fin d’un doute


La supercherie a été découverte au grand jour lorsque le ministre a nommément cité plusieurs bénéficiaires avec les montants exacts reçus. Madame Nfono Edzo Delphine, par exemple, a perçu 18 200 000 francs CFA. Monsieur Obiamo Gilbert, lui, a reçu la somme de 4 685 000 francs CFA.


Et ce n’est pas tout :


« Les montants atteignent parfois 62 millions de francs CFA »


a précisé le ministre en évoquant le cas de Mvé Fang Narcisse, dédommagé à hauteur de 62 003 600 francs CFA, ou encore Issiembi Jérôme qui a reçu 5 millions. 


“ Les montants perçus pour cette première vague s'élèvent parfois jusqu'à 62 millions de francs CFA à l'image des nommés Mvé Fang Narcisse qui aurait bien décaissé 62 millions 3600 francs CFA où Issiembi Jérôme dédommagé à hauteur de 5 millions de nos francs il est temps de changer notre pays on ne peut plus continuer à à rester en arrière comme vous voyez c'est le moment de changer la capitale de donner une autre image une image concurrentielle de notre pays et ça c'est la vision du président de la République chef de l'État il a été élu pour un mandat de 7 ans mais il faut qu'on commence à travailler “


a-t-il martelé.


« Il est temps de cesser de faire passer l’administration pour des dupes. Le pot aux roses a été découvert. Il est temps de mettre fin à l’intoxication. L'État détient les preuves »


a estimé une source proche du dossier. 


 


Une opération dans la vision présidentielle


Au-delà de cette mise au point, le ministre a tenu à replacer l’opération de déguerpissement dans le cadre de la vision du Président de la République :


« Il faut moderniser Libreville, lui donner une image concurrentielle. Ce que nous faisons n’est pas arbitraire. Ce sont des étapes nécessaires pour bâtir un avenir meilleur »


a-t-il souligné.


Il a également appelé à la responsabilité collective :


« On ne peut pas continuer à rester en arrière. Le chef de l’État a été élu pour 7 ans, il faut qu’on commence à travailler »


En exposant des faits, des noms, et des chiffres précis, le ministère de l'Habitat espère tourner la page d’un long feuilleton. 


Par Pamphile EBO

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