POURQUOI AUGMENTER ?
La récente publication des grandes lignes de l’avant-projet de loi sur la répartition des sièges électoraux suscite déjà une vive polémique. Le texte, élaboré par le Comité de rédaction, prévoit une hausse du nombre de députés (de 143 à 145) et de sénateurs (de 52 à 70), une décision qui n’est pas du goût d’une partie de l’opinion publique.
Dans un contexte économique très difficile, où la population peine à trouver où donner de la tête face aux problèmes d’électricité, d’eau ou de chômage, cette mesure passe mal. Nombreux sont ceux qui estiment que ces augmentations alourdissent une facture déjà salée pour l’État, sans apporter de bénéfices tangibles. Trois inconvénients sont pointés du doigt : l’accroissement du budget de fonctionnement parlementaire, une efficacité législative déjà critiquée, et une impression de déconnexion avec les priorités réelles du pays.
Certains y voient un coup de pied dans la fourmilière institutionnelle, d’autres y lisent un recyclage d’idées déjà vues, souvent synonymes de résultats désastreux. Le Sénat, notamment, reste au centre des critiques : jugé superflu par une frange croissante de citoyens, il peine à convaincre de son utilité réelle.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes, et dans une période où il est question de réduire le train de vie de l’État, cette expansion parlementaire semble aller à contre-courant. Faute de lisibilité sur les réels avantages de cette réforme, une grande partie de la population ne sait plus sur quel pied danser.