CAMIONNETTES
Deux camionnettes équipées de grandes cuves d’eau ont été servies gratuitement aux populations résidentes ce samedi 31 mai 2025 dans la Cité Marocaine, un quartier du Grand Libreville où l’eau potable est devenue un luxe. Cette initiative, portée par le député de la Transition Pascal Franck Nze Ndong, a permis à de nombreuses familles de remplir seaux et bidons. Un geste altruiste qui a été accueilli comme un véritable baume au cœur dans cette zone où, selon les habitants, l’eau ne coule plus régulièrement depuis près de huit ans.
« Dans notre cité, nous sommes privés de vie. C'est pourquoi nous invitons la CDC et la SEEG de s'asseoir pour trouver une solution définitive. Nous voulons simplement attirer l'attention sur le fait que nous sommes face à une problématique de santé publique. Nous avons fait des analyses et l'eau que que la CDC nous livrait est cancérigène, c'est-à-dire qu'elle contient du cadmium. Et pendant des années, nous avons été exposés à cette substance cancérigène. C'est pourquoi nous voulons vraiment dire merci déjà au député qui nous accompagne depuis le début de la transition jusqu'à aujourd'hui. Il a pensé à nous alimenter aujourd'hui en eau et pour cela nous lui disons merci »
a-t-elle insisté.
Keita-Media, infirmière et habitante du quartier, a également salué cette aide d’urgence :
« Nous remercions l'honorable qui a bien voulu venir intervenir dans notre cité. Nous avons lancé un cri d'alarme pour lui expliquer notre difficulté en eau potable ici. Nous l'avons vu. Nous avons exprimé nos doléances. Il a bien voulu répondre aujourd'hui à nos doléances en nous envoyant des voitures avec des cuves d'eau pour venir au moins palier à nos petites difficultés. Dans la cité aujourd'hui nous le remercions vraiment, infiniment. Et nous savons que ce n'est pas quelque chose de facile à faire. Vraiment j'aimerais interpeller le Président à venir lui-même ici dans notre cité à toucher du doigt, voir un peu notre difficulté. Nous sommes des familles nous avons des enfants vraiment en difficulté dans cette cité. Cela fait déjà 8 ans. Nous faisons partie des premiers habitants de cette cité. On est là depuis 2018. Voilà c'était un beau rêve quand on est venu ici. On a vu cette cité, elle était belle. Et finalement un beau rêve devenu un faux rêve »
Face à cette situation, le député n’a pas hésité à se rendre sur place.
« Je suis aujourd'hui au sein de cette cité pour apporter une aide sociale aux populations résidentes de cette cité qui ont bien voulu solliciter mes services. L'eau c'est la vie. C'est une question de vie. Je suis tout simplement venu leur apporter un secours parce qu'ils avaient besoin d'eau. Ils sont en manque criard d'eau. Mon geste est en tant que fils de la localité. Mon devoir était de répondre favorablement à leur sollicitation, leur apporter de l'eau parce que l'eau c'est la vie. L'affaire de la SEEG est un problème général. Mais au niveau de cette cité, je pense que c'est une cité privée. Les propriétaires trouveront des solutions. Je pense qu'ils ont un forage. Ce forage nous l'avons observé, c'est un forage qui est défectueux. S'il n'y a pas une solution, nous en tant que fils de la localité on apportera une solution. Nous allons voir avec la SEEG comment trouver une solution parce qu'apparemment il y a des installations de la SUG. Est-ce que la SUG ne pourra pas un temps soit peu ouvrir ses vannes pour permettre à ce que les populations s'alimentent pour faire avancer ce dossier. Mais sinon je tiens déjà à encourager les résidents de cette cité qui ne ménagent aucun effort afin de trouver des solutions à leurs problèmes »
a-t-il déclaré.
Mais la journée ne s’est pas arrêtée là. Le député s’est ensuite rendu au Petit Marché d’Amissa, dans la zone du Transfo, où plusieurs commerçantes l’attendaient. Leur principale demande : un marché digne de ce nom.
« Commerçantes du Transfo Amissa, nous vous avons fait appel à propos de notre situation. Nous voulons que vous nous fassiez un petit marché ici dans la zone du Transfo Amissa parce que la plupart des commerçantes habitent loin. Voilà pourquoi nous vous avons interpellé pour que vous puissiez nous écouter, écouter vos mamans, voilà pourquoi nous sommes là ce matin »,
a expliqué Lalie Ngo, présidente des commerçantes. D'autres, comme Marcia Mintsa et Fatima Zora, ont évoqué les difficultés à transporter leur marchandise, l’état des routes, le coût des transports clando et l'absence d’abris en cas de pluie.
"Au Transfo Amissa on rencontre beaucoup de difficultés non seulement on a du mal à transporter nos marchandises que déjà nous sommes loin, dans les bas-fonds d'Amissa. On voudrait que le député nous fasse quelque chose d'abord; nous venir en aide financièrement. Les clando ici coûtent chers. La route n'est pas encore construite. On fait des pieds et des mains pour venir vendre ici. Et quand il pleut les conditions ne sont pas favorables“
a expliqué Fatima Zora.
À leurs doléances, le député a répondu :
« Alors, l’activité d’aujourd’hui, comme vous le voyez — vous me suivez depuis un certain moment — c’est tout simplement faire le tour de l’arrondissement, répondre aux appels et aux sollicitations de la population du 2ᵉ arrondissement de la commune d’Akanda. Et il faut dire qu’ils ont plébiscité quelqu’un, et cette personne-là ne cesse de rappeler que les 94 % qu’il a obtenus, ce sont 94 % de souffrances des Gabonais à soulager. Donc, dans cette même perspective, je viens également à leur rencontre, puisqu’ils ont sollicité de me voir. Je me suis donc rendu dans ces multiples endroits à caractère social, pour constater les besoins sur le terrain. Que dire de plus, sinon que je suis attentif à leurs doléances, et dire tout simplement que j’ai écouté. J’ai écouté, et je transmettrai à qui de droit. Les femmes, notamment, veulent une forme de dignité, et pour elles, cette dignité passe par le fait d’avoir un hangar, d’avoir un marché. Mais il faut aussi rappeler que les marchés se construisent selon des normes. Je ne veux pas donner un quitus immédiatement, mais je vais échanger avec le délégué spécial, voir s’il y a un moyen pour répondre à cette doléance. Donc, si le délégué spécial estime effectivement qu’on peut mettre en place un hangar, je me ferai le plaisir, certainement avec lui ou avec mes équipes, de diriger la construction de ce hangar. Les marchés doivent respecter certaines normes. Je vais en parler avec le délégué spécial pour voir ce qu’il est possible de faire. Si on peut installer un hangar, je m’engage à le faire avec mes équipes »
Les populations, souvent oubliées, ont pu faire entendre leur voix. Ce samedi 31 mai 2025 aura été, pour beaucoup, une bouffée d’oxygène. Une preuve que la proximité entre élus et citoyens peut encore apporter de l’espoir dans les coins les plus délaissés du Grand Libreville.