FILS PRODIGE
C’est dans une atmosphère chargée d’émotion et de recueillement que la dépouille d’Aaron Salem Boupendza, international gabonais décédé récemment en Chine, est arrivée ce 26 mai 2025 à Libreville. Une foule compacte, silencieuse mais chargée d’un chagrin palpable, s’est massée dès les premières heures à l’aéroport pour rendre un dernier hommage à celui restera à jamais gravé dans leurs mémoires.
Des regards humides, des étreintes silencieuses, et une douleur partagée. À travers cette arrivée, le Gabon tout entier semblait faire une pause, face à la perte d’un des siens.
« Écoutez, c’est d’abord un sentiment de tristesse… énorme tristesse parce qu’on a perdu un enfant, un frère, un ami, une connaissance, quelqu’un de formidable »
a confié, la voix nouée, un ancien footballeur gabonais venu saluer la mémoire du joueur. Il poursuit :
« J’ai vraiment chaud au cœur parce que je vois énormément de monde à l’aéroport, venus lui rendre un dernier hommage »
Et cet hommage, il était à la hauteur de la carrière et de la personnalité d’Aaron Salem Boupendza. Celui qui s’était illustré par son élégance sur le terrain, sa capacité à faire la différence en attaque, et son dévouement total pour le maillot gabonais.
« Même quand il jouait, il mouillait le maillot »
rappelle un fan, encore bouleversé. Un autre renchérit :
« Mort à cet âge-là, ça fait vraiment mal au coeur »
L’un des souvenirs les plus évoqués par les présents reste sa prestation à la Coupe d’Afrique des Nations 2023 au Cameroun.
« À la CAN 2023, on n’avait pas de stars… mais à lui seul, devant en attaque, il faisait la différence »
Une ancienne footballeuse internationale, Fanny visiblement très proche du joueur, a tenu à témoigner elle aussi.
« Je garde mon fils Aaron, parce que je me dis que c’est mon fils… C’est un souvenir inoubliable »
dit-elle, les larmes aux yeux. Elle rappelle que
« Aaron a montré au monde que le petit Aaron n’avait jamais été hors-jeu »
reprenant ainsi une formule chère aux Gabonais.
Aaron Salem Boupendza n’était pas qu’un joueur. Il était un symbole. Un talent brut, un espoir, un ambassadeur du Gabon à l’étranger.
« C’était un enfant pétri de qualités, buteur, élégant, qui mouillait le maillot »
indique un autre proche.