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72 HEURES

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Réunis à Libreville ce mercredi 21 mai 2025, opérateurs et autorités ont tenu la deuxième session plénière de la Commission supérieure sur les Jeux de hasard, sous la présidence du ministre de l’Intérieur, Hermann Immongault.

Au Gabon, le secteur des jeux de hasard va passer de l’informel au formel. Réunis à Libreville ce mercredi 21 mai 2025, opérateurs et autorités ont tenu la deuxième session plénière de la Commission supérieure sur les Jeux de hasard, sous la présidence du ministre de l’Intérieur, Hermann Immongault. Un rendez-vous très important pour un secteur encore largement informel, mais qui emploie 99 % de nationaux, selon le gouvernement.


« Dans notre pays, le ministère de l’Intérieur, qui est dépositaire du monopole des jeux de paris, ne dispose, à ce jour, d’aucune donnée sur le chiffre d’affaires de ce secteur », a regretté le ministre Hermann Immongault. Une situation préoccupante, d’autant que les flux financiers générés échappent totalement au contrôle de l’État. « Le chiffre d’affaires réel des entreprises impliquées dans le secteur des jeux et paris est totalement méconnu »


a-t-il insisté.


Cette session fait suite à celle du 5 mars 2025, qui avait permis un premier état des lieux et une campagne de sensibilisation. Désormais, place à la régulation. Hermann Immongault est formel :


« C’est pourquoi le gouvernement de la République a décidé de réguler ce secteur, longtemps resté sans contrôle aux mains d’opérateurs qui exerçaient sans aucun respect de la législation gabonaise » 


La mission n’est pas sans obstacles. Le ministre Hermann Immongault a pointé l’utilisation illégale de crypto-monnaies, l’absence de licence chez certains acteurs, et des pratiques d’intégration douteuses. Il a dénoncé des pertes fiscales considérables causées par des plateformes opérant depuis l’étranger sans déclaration au ministère. Dans cette optique, l’État a confié à eTech-SAS, société de droit gabonais née d’un partenariat avec le Canadien ST Media INC., la mission d’agrégation des jeux. L’objectif est de sécuriser les flux et assurer un encadrement national.


« L’État gabonais est coactionnaire de eTech, avec une projection d’une frontière de postes occupées à 95 % par les Gabonais »


a rappelé Hermann Immongault.


Pour autant, le gouvernement se veut rassurant.


« Il n’y a aucune menace d’emploi pour les opérateurs des jeux qui ont 99 % d’emplois du secteur »


a-t-il affirmé. Il s’agit pour le gouvernement gabonais préserver les emplois tout en maîtrisant un secteur aux forts enjeux financiers.


«De nombreux opérateurs du secteur exerçant dans l’illégalité, c’est-à-dire sans licence du Ministère de l’Intérieur, les Commissaires les ont mis en demeure et disposent d’un délai supplémentaire de soixante douze (72) heures pour se conformer à la loi faute de quoi, les sanctions prévues à cet effet seront applicables »


explique le ministère de l’Intérieur dans sa page Facebook.  


«Le dimanche 25 mai 2025, la Commission Supérieure des Jeux de Hasard se réunira en Assemblée plénière extraordinaire afin de statuer sur la nature des sanctions applicables aux entreprises qui vont persister dans l’illégalité après la mise en demeurer »


prévient le ministère de l’Intérieur.

Par Pamphile EBO

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