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LES ADMIS

LES ADMIS
8 mois après la proclamation des résultats du concours de l’Ecole nationale d’administration (ENA), session 2024, les 449 admis n’ont pas encore débuté les cours. Ils sont montés au créneau, ce 20 mai, pour solliciter de la tutelle, une date annonçant la rentrée académique.

Restés silencieux depuis l’obtention de leur sésame d’entrée à la prestigieuse Ecole nationale d’administration de Libreville, les admis de la session 2024 ont décidé de sortir de leur réserve. Ils dénoncent le statu-quo dans le début effectif des cours, alors que la date du 22 avril 2025 avait été retenue par le conseil d’administration.


Une situation qui n’est sans conséquence, autant pour les candidats internes, qu’externes. « Bien que nous comprenions les défis logistiques et organisationnels liés à l’accueil d’un effectif exceptionnel de 450 élèves, aujourd’hui 449 après la perte d’un des nôtres, cette situation engendre des préjudices considérables. En effet, les candidats internes ont cessé toute activité professionnelle depuis l’obtention de leurs cessations de service, tandis que les externes, dont certains sont venus de l’intérieur du pays, ont abandonné leurs petits boulots depuis les délibérations, pensant débuter les cours peu après », a déclaré, le porte-parole du collectif, Levin, Badouna.


Tout en reconnaissant les efforts des autorités dans la recherche de solutions pour faire face à la problématique du chômage des jeunes et la formation d’une administration publique compétente et moderne, capable de répondre aux défis contemporains, ces stagiaires sollicitent la diligence des autorités pour leur permettre de rejoindre les amphithéatres. « Nous sollicitons très respectueusement, la publication d’une date annonçant la rentrée académique à l’ENA. Car nous sommes désireux de débuter notre formation, nous sommes désireux de servir notre pays », a poursuivi le porte-parole.


Le concours de l’ENA 2024 s’est tenu, après 5 ans de gel. Une reprise qui ne s’était pas faite sans difficultés, puisque les épreuves prévues en mai 2024, s’étaient finalement déroulées en août. Alors que les 449 admis s’impatientent pour acquérir de nouvelles connaissances, d’autres, qui estiment avoir été abusés, passent des nuits blanches devant l’Assemblée nationale depuis la proclamation des résultats. 

Par Estelle Diane AMVANE

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