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1 410 314 000 000 FCFA

1 410 314 000 000 FCFA
Les actifs d'Orano au Niger, initialement évalués à plus de 2,15 milliards d'euros (1 410 314 000 000 FCFA), ont subi une dépréciation significative en raison des actions des autorités nigériennes.

Les actifs d'Orano au Niger, initialement évalués à plus de 2,15 milliards d'euros, ont subi une dépréciation significative en raison des actions des autorités nigériennes, avec des impacts financiers notables pour le groupe, depuis le coup d'État de juillet 2023.


 


1. Perte de contrôle opérationnel


Orano détenait une participation de 63,4 % dans la SOMAÏR, l'unique mine d'uranium en activité au Niger, située près d'Arlit. Depuis décembre 2024, les autorités nigériennes ont pris le contrôle opérationnel de la mine, rendant Orano incapable de gérer les opérations ou d'exporter la production. En conséquence, environ 1 300 tonnes de concentré d'uranium, d'une valeur estimée à 250 millions d'euros, sont bloquées sur le site .





2. Retrait du permis d'exploitation d'Imouraren


En juin 2024, le gouvernement nigérien a révoqué le permis d'exploitation de la mine d'Imouraren, l'un des plus grands gisements d'uranium au monde, pour Orano. Ce projet représentait un investissement de 1,9 milliard d'euros, dont plus d'un milliard d'euros avaient déjà été engagés .


 


3. Provisions comptables et impact financier


Face à ces événements, Orano a inscrit des provisions et dépréciations d'actifs d'environ 200 millions d'euros au premier semestre 2024, affectant ses résultats financiers .


En combinant la valeur des stocks d'uranium bloqués (250 millions d'euros) et l'investissement dans le projet Imouraren (1,9 milliard d'euros), la valeur totale des actifs d'Orano au Niger avant les événements politiques était d'environ 2,15 milliards d'euros. Actuellement, en tenant compte des pertes et dépréciations, cette valeur est considérablement réduite, bien que des chiffres précis ne soient pas disponibles.


Orano a engagé une procédure d'arbitrage international pour contester les actions des autorités nigériennes.


 

Par Pamphile EBO

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