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PDG EXCLUT

PDG EXCLUT
Ce 14 mai 2025, la Commission Centrale de Discipline et de Promotion (CCDP) a prononcé l’exclusion définitive de sept de ses cadres


Le Parti Démocratique Gabonais (PDG) a eu la main lourde. Ce mercredi 14 mai 2025, la Commission Centrale de Discipline et de Promotion (CCDP) a prononcé l’exclusion définitive de sept de ses cadres, Guy Patrick Obiang Ndong, Charles Mve Ellah, Emmanuel Ondo Metogo (Conseil Consultatif des Sages), David Ella Mintsa (porte-parole du PDG), François Ango Ntoutoume (secrétaire national), Daniel Ona Ondo et René Ndemezo’o Obiang, figures influentes de l’ancien parti de masse. Une décision radicale et irréversible, qui montre que les dissensions internes au sein de l’ancien parti au pouvoir se creusent davantage.


Les faits remontent au 9 mai 2025. Ce jour-là, plusieurs cadres du PDG, originaires de la province du Woleu-Ntem, ont tenu une réunion à la Chambre de commerce de Libreville pour annoncer leur démission collective. Une initiative relayée sur les réseaux sociaux et aussitôt fustigée, avec véhémence, par le secrétariat exécutif du parti, qui a dénoncé une entorse grave aux règles établies. L’« invitation cavalière » à cette rencontre, signée par Obiang Ndong et Mve Ellah, a provoqué un tollé général au sein des instances dirigeantes.


Malgré une convocation officielle à une audition disciplinaire le jour même de la réunion, les deux principaux mis en cause ont brillé par leur absence, préférant s’exprimer en direct sur les réseaux sociaux pendant que la CCDP siégeait. Une défiance publique, perçue comme une véritable provocation, que la direction du PDG n’a pas laissée impunie.


En s’appuyant sur les articles 20 et 21 du manuel des procédures, la CCDP a pris le taureau par les cornes : sept exclusions et une suspension temporaire. Frédéric Zue Edzang, rapporteur général de la commission, est mis en retrait dans l’attente de son audition.


Cette cascade de sanctions fait boule de neige et ravive la polémique sur l’état de santé interne du PDG. Certains observateurs estiment que le parti, déjà malmené par des tensions internes et des ambitions personnelles divergentes, semble aujourd’hui gangrené par une contestation qui ne dit pas son nom.


À la veille d’échéances politiques majeures, l’horizon s’assombrit pour la formation fondée par Omar Bongo. Au PDG, plusieurs camarades redoutent que cette fronde interne puisse faire des émules. 




Par Pamphile EBO

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