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RETIRÉS

RETIRÉS
Le secteur minier guinéen, colonne vertébrale de l’économie nationale, est une nouvelle fois au cœur d’un coup de balai présidentiel.

Le secteur minier guinéen, colonne vertébrale de l’économie nationale, est une nouvelle fois au cœur d’un coup de balai présidentiel. Dans une série de décrets lus à la télévision nationale dans la soirée du 9 mai 2025, le président de la transition, le général Mamadi Doumbouya, a ordonné la révocation des titres miniers de deux sociétés : Guiter Mining SA et Kebo Energy SA.


La première, Guiter Mining SA, perd son permis d’exploitation minière semi-industrielle, obtenu le 28 décembre 2022 sous le décret D/2022/06/01 PRG/CNRD/SGG. Quant à Kebo Energy SA, sa concession minière, attribuée par un décret de juin 2023 modifiant une autorisation initiale datant de 2020, a également été retirée. Dans les deux cas, les décisions ont été prises sans que les motifs précis ne soient encore officiellement communiqués.


Ce double retrait s’inscrit dans un cycle de réformes et de réévaluation des titres miniers entamé par les autorités de la transition. L’objectif affiché est d’assainir un secteur stratégique mais historiquement gangrené par l’opacité, les irrégularités et les pratiques douteuses.


Le général Mamadi Doumbouya, qui s’était montré particulièrement ferme jeudi dernier en annonçant des sanctions imminentes, n’aura pas tardé à joindre l’acte à la parole. L’ère des passe-droits et de la gestion opaque semble révolue.


Le ministre des Mines et de la Géologie a reçu l’instruction formelle de faire appliquer les décisions présidentielles. Ce nouveau coup de filet devrait, selon plusieurs observateurs, avoir un effet domino sur d'autres concessions qui feraient actuellement l’objet d’un audit approfondi.


Depuis son arrivée au pouvoir, le général Mamadi Doumbouya a multiplié les signaux en faveur d’une gouvernance plus rigoureuse, en particulier dans le secteur minier, véritable moteur des recettes de l’État. La Guinée, riche en bauxite, fer, or et diamants, entend ainsi reprendre la main sur ses ressources naturelles, longtemps exploitées dans des conditions opaques ou inéquitables.








Par Pamphile EBO

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