MÉRITANTS
Le Directeur Général de Taxis-Gab, Fouty Obeye Curt Myricks, a tenu à exprimer sa ferme position face aux nombreux manquements contractuels constatés chez certains chauffeurs affiliés au programme. Interrogé par la journaliste Jessica Mba de TV+Afrique au siège de l’entreprise, il a fait part de sa déception quant à l’écart croissant entre les objectifs initiaux du projet et la réalité sur le terrain concernant certains chauffeurs.
« Ce projet a été lancé pour sortir les Gabonais de la précarité »
a-t-il rappelé. Il a souligné que l’initiative, pensée par les autorités, visait à améliorer les conditions de vie des bénéficiaires. Or, selon lui, certains conducteurs ne respectent pas les clauses du contrat qu’ils ont signé. Face à ces pratiques, le Directeur Général de Taxis-Gab, Fouty Obeye Curt Myricks se voit contraint de résilier certains contrats et de réattribuer les véhicules à des personnes jugées plus méritantes.
Il cite notamment des cas d’abus et de mauvaise foi :
« On a des témoignages de Gabonais qui me disent en plaisantant qu’ils mangent maintenant la queue de bœuf grâce au projet. Mais derrière, on a des chauffeurs qui, au-delà de 60 000 francs d’impayés, commencent à recevoir des appels pour justifier leur situation. Certains avancent des excuses, mais oublient que nous disposons d’un système GPS »
Ce système permet de détecter les incohérences, comme des véhicules en circulation à Libreville alors que les chauffeurs se déclarent malades.
« Comment expliquer que deux chauffeurs, de même âge, de même morphologie, entrés dans le programme le même jour, affichent des kilométrages aussi différents ? L’un atteint les 80 000 km pendant que l’autre est à 40 000 km. C’est bien la preuve qu’un véhicule ne se repose pas »
dénonce-t-il.
Le directeur déplore également le comportement de certains chauffeurs qui viennent protester au siège après un simple blocage de véhicule pour une semaine d’impayés.
« Ils viennent nous dire qu’ils étaient malades, mais nous ne sommes pas dans une cour de récréation, nous sommes dans une administration »
a-t-il conclu.