PITEUX
Dans le quartier Marseille, au cœur de la commune d’Akanda, les belles façades de la cité marocaine dissimulent une réalité bien moins reluisante : une route secondaire en piteux état. Un véritable calvaire pour les habitants. Cette voie, pourtant jadis bitumée, est aujourd’hui transformée en marécage à chaque pluie, semant le désarroi parmi les riverains.
« C’est une voie dont les travaux avaient été entamés mais, malheureusement, jamais achevés »
déplore Boussiedy Boussiedy Vance Djemat, habitant désabusé de Marseille. Pour lui, comme pour beaucoup, cette situation tourne à la catastrophe. Les incertitudes pèsent lourd sur le quotidien, et le ras-le-bol de la population est palpable.
À la moindre averse, les flaques d’eau s’étendent comme des lacs, sapant le moral des riverains et piégeant les automobilistes dans un véritable parcours du combattant. « Très, très dangereuse », affirme Adama Dialo, chauffeur, qui n’a d’autre choix que de contourner les nids-de-poule géants, parfois au prix d’un détour hasardeux.
« Une petite voiture s’est encore bloquée, j’ai dû aller récupérer les bagages à pied »
ajoute-t-il, désemparé.
Malgré les multiples alertes, les doléances semblent être restées lettre morte. La piètre prestation des autorités municipales et gouvernementales alimente la colère. Certains tirent même à boulets rouges sur les plus hautes autorités de l’ancien régime qui, selon eux, ont essuyé un revers de plus dans la gestion des priorités urbaines.
Face à cette route à haut risque, véritable entorse au développement équitable, les habitants de Marseille en grande difficulté tirent la sonnette d’alarme.