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Le Gabon réalise une percée historique dans le dernier classement de Reporters Sans Frontières (RSF), grimpant à la 41ᵉ place mondiale sur 180 pays évalués.

Le Gabon réalise une percée historique dans le dernier classement de Reporters Sans Frontières (RSF), grimpant à la 41ᵉ place mondiale sur 180 pays évalués. Il y a à peine deux ans, il stagnait à la 94ᵉ position. Cette progression spectaculaire, qualifiée de « record mondial » par RSF, marque un tournant pour ce pays d’Afrique centrale souvent critiqué pour le musellement de la presse sous l’ancien régime.


La transition amorcée après le coup d’État d’août 2023, qui a mis fin à plus de 50 ans de pouvoir de la famille Bongo, semble avoir libéré le paysage médiatique. Sous l’impulsion du président Brice Clotaire Oligui Nguema, élu en avril 2025, les nouvelles autorités ont multiplié les gestes d’ouverture : retour des journalistes exilés, accréditations facilitées pour les médias étrangers, accès élargi aux événements publics. Résultat : une hausse de 15 places en un an, avec un score de 70,65 contre 65,83 en 2024.


À Libreville, cette reconnaissance a été célébrée comme un symbole du changement. La ministre de la Communication, Laurence Ndong, a salué « une avancée inédite » et remercié le chef de l’État Brice Clotaire Oligui Nguema pour sa volonté de rompre avec le passé autoritaire.


En seulement deux ans, notre pays a grimpé de 53 places dans le classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters Sans Frontières.


2023 : 94e


2024 : 56e


2025 : 41e sur 180 pays


Dans un contexte régional marqué par les reculs, le Gabon se démarque. Le Congo chute à la 71ᵉ place, le Cameroun perd une place (131ᵉ), et la RDC s'effondre de dix rangs (133ᵉ). Seules la Centrafrique (+4 places), la Guinée équatoriale (+9), et le Tchad (qui passe de la 96ᵉ à la 108ᵉ place) montrent de timides signes d’amélioration.


Mais si la liberté éditoriale progresse, RSF alerte sur la fragilité économique du secteur : faibles revenus publicitaires, dépendance aux financements publics, et manque de soutien structurel. « Sans indépendance économique, il ne peut y avoir de presse libre », avertit Anne Bocandé, directrice éditoriale de RSF.




Par Pamphile EBO

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