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Société

PRIS À LA GORGE

PRIS À LA GORGE
Dans le quartier Montalier-3-Bangolo, les populations vivent un véritable calvaire. La route principale est truffée de bourbiers et d’ornières.


Dans le quartier Montalier-3-Bangolo, dans le 6ème arrondissement de Libreville, les populations vivent un véritable calvaire. La route principale, truffée de bourbiers et d’ornières, est dans un état piteux. À cela s’ajoutent des fuites d’eau persistantes qui sapent le moral des habitants déjà pris à la gorge par des conditions de vie de plus en plus précaires.


« Nous ne sommes ni à Bikougou, ni à Bibefack, mais bien au cœur de la capitale »


martèle un habitant en broie du noir. Le décor : une route défoncée, des flaques stagnantes et une poussière omniprésente en saison sèche. Un quotidien à haut risque, surtout pour les enfants qui doivent changer de chaussures pour aller à l’école et parfois renoncer à y aller lorsqu’il pleut.


À Montalier-3-Bangolo, les espoirs suscités par le projet de réhabilitation de la route et de construction d’un centre médical par le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI) se sont éteints comme des lampions. Une société, Thalès, avait été missionnée pour débuter les travaux. Quelques pavés ont été posés, puis plus rien. Les engins ont disparu, laissant les habitants sur leur faim.


« Nous avons cru en ce projet, nous avons voté massivement pour le CTRI, mais aujourd’hui, nous avons un goût amer. Tout est resté lettre morte »


déplore une mère de famille, les larmes aux yeux.



Les promesses de développement ressemblent à un coup d’épée dans l’eau. Les habitants, pressés comme des citrons, dénoncent la piètre qualité des infrastructures entamées et réclament des comptes : 


« Nous avons trop pleuré. Nous ne savons même pas comment ces budgets ont été alloués pour arranger les routes. On a aucune explication. Nous subissons le problème de manque de route. Nous avons été tous d'accord avec le CTRI. Nous avons tous voté le CTRI a plus de 90%. Nous souhaitons aussi que le CTRI en retour nous rende l'ascenseur. Le pont d'Asselé d’ici 4 matins, au regard des inondations, risque de s'effriter et de tomber complètement »


Le pont d’Asselé, déjà fragilisé, menace de s’effondrer à tout moment, en proie à une grave crise d’entretien.



Les craintes sont fondées, car aucune issue favorable ne se profile à l’horizon. Pendant que d’autres quartiers du Grand Libreville voient leurs routes réhabilitées, Montalier-3-Bangolo, semble laissé pour compte.


Malgré tout, la population n’a pas encore jeté l’éponge. Elle continue d’interpeller les nouvelles autorités, espérant le renouveau promis par les autorités de la transition.


Par Pamphile EBO

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