VICTOIRE DIPLOMATIQUE
La nouvelle sonne comme une première victoire de la reconnaissance du retour à l’ordre constitutionnel du Gabon . Moins de 72h avant la cérémonie d’investiture du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, élu le 12 Avril 2025 avec 94,85% des suffrages, le pays vient de réintégrer l’Union africaine.
C’est au cours de la 1277e réunion du conseil de Paix et de sécurité qui s’est tenue ce 30 avril à Addis-Abeba en Ethiopie que l’organisation continentale a annoncé la levée des sanctions infligées au Gabon le 30 août 2023.
Alors que le comité pour la transition et la restauration des Institutions s’apprête à transmettre le pouvoir à un président démocratiquement élu, le bilan de la transition est jugé satisfaisant par les instances internationales. L'Union africaine y voit un processus globalement réussi.
Déjà au lendemain de la proclamation officielle des résultats de l’élection présidentielle au Gabon par la cour constitutionnelle, le 25 avril, le président de la commission de l’Union Africaine, Mahmoud Ali Youssouf avait félicité le président Brice Clotaire Oligui Nguema pour son élection à la magistrature suprême de la République Gabonaise, salué le peuple Gabonais pour sa participation pacifique au processus électoral et encouragé les autorités nationales à poursuivre leurs efforts en faveur du renforcement de la démocratie, de la bonne gouvernance et de l’État le droit.
La Commission avait à cet effet, rappelé que le Gabon, en tant que pays membre fondateur de l’Union africaine occupe une place importante au sein de la famille africaine. Et avait, entre autres, réaffirmé son engagement à soutenir pleinement le peuple Gabonais dans sa quête de légitimité pour la paix, la prospérité et la cohésion nationale pour bâtir l’Afrique que nous voulons.
Les signaux étaient donc perceptible pour une réintégration imminente.
Cette réintégration s’accompagne tout de même de quelques recommandations. Le conseil de Paix et sécurité de l’Union africaine exhorte le Gabon à organiser dans les plis brefs délais les procès des personnalités incarcérées durant l’avènement du CTRI et à examiner la situation du président déchu Ali Bongo Ondimba et de sa famille, en l’occurrence son épouse Sylvia Bongo et son fils Noureddine Bongo, incarcéré dès les premières heures du coup de libération.