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APPEL AU CIVISME

APPEL AU CIVISME
À chaque nouvelle averse, la peur s’installe dans la commune d’Akanda, au Gabon. Ces derniers mois, les habitants vivent un véritable calvaire.

À chaque nouvelle averse, la peur s’installe dans la commune d’Akanda, au Gabon. Ces derniers mois, les habitants vivent un véritable calvaire. Maisons submergées, rues impraticables, familles sinistrées : les inondations y sont devenues une triste normalité. Une situation qui met en lumière un désordre urbain profond et un manque criant de respect des règles d’aménagement du territoire.


Les cris de détresse des populations sont légitimes. Mais pour Jean-Claude Sipamio, maire d’Akanda, la responsabilité est partagée. Le premier magistrat de la commune, loin d’être insensible à la souffrance des sinistrés, dénonce des pratiques à l’origine même des désastres.


"Les gens se plaignent, mais oublient souvent qu’ils contribuent eux-mêmes aux problèmes"


a-t-il déclaré au micro de TV+Afrique.


Akanda est une commune littorale construite au niveau zéro, à quelques mètres de la mer. Une réalité géographique qui rend le territoire particulièrement vulnérable aux eaux stagnantes. Selon Jean-Claude Sipamio, de nombreuses constructions sont érigées sans autorisation ni étude préalable. Des remblais illégaux bouchent les exutoires naturels, empêchant l’eau de s’évacuer, comme cela a été observé près du stade d’Angondjé.


Mais le constat ne s’arrête pas là. Le maire pointe également du doigt l’occupation anarchique des plages et des zones naturelles protégées.


"Certains construisent sur la mangrove, sur le lit naturel des eaux, d’autres sur la plage"


déplore-t-il. Tout en concédant de l’espace aux petits commerçants certains jours, il s’oppose fermement à toute transformation durable des plages en zones commerciales ou festives.


Face à cette crise environnementale et sociale, les responsabilités sont multiples. Gouvernement, mairie, propriétaires fonciers, citoyens : tous sont appelés à faire preuve de conscience collective. Le respect des normes d’urbanisme, la préservation de l’environnement et la solidarité locale apparaissent comme les seuls leviers durables pour sortir Akanda de cette spirale.




Par Pamphile EBO

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