“IL N’Y A PLUS DE ROUTES À NTOUM ! TOUTES SONT DÉGRADÉES S’INDIGNENT LES AUTOMOBILISTES”
La commune de Ntoum, située à une trentaine de kilomètres de Libreville, connaît depuis quelques mois une transformation progressive impulsée par le Comité de Transition pour la Restauration des Institutions (CTRI). Travaux de modernisation, réhabilitation d’infrastructures publiques, embellissement de certains quartiers… La ville poursuit sa mue. Mais derrière cette dynamique saluée, un mal persistant assombrit le quotidien des habitants : l’état catastrophique du réseau routier.
« Il n’y a pas de routes à Ntoum ! Toutes sont dégradées »
s’indigne un chauffeur rencontré à la gare routière.
« Je suis obligé d’aller au garage presque tous les jours. On ne peut pas continuer comme ça. Il faut que l’État pense à nous »
Un cri du cœur partagé par nombre de transporteurs locaux. Lesdits transporteurs sont les premiers un lourd tribut à cette dégradation très avancée des voiries de Ntoum.
Chaque jour, les automobilistes paient le prix fort : pannes mécaniques à répétition, hausse des coûts d’entretien, perte de temps, et baisse des recettes journalières.
« Aujourd’hui encore, ma voiture est au garage à cause des trous dans la route. Forcément, nos revenus prennent un coup »
confie un autre chauffeur, tellement exaspéré.
Face à l’inaction des autorités municipales et gouvernementales, la grogne monte. Une grève des transporteurs se profile à l’horizon.
« On voulait même arrêter le travail lundi. On en a marre. On cotise, on paie nos taxes, mais la mairie ne fait rien. Si on gare les voitures, la population va souffrir et c’est peut-être là que les autorités bougeront enfin. »
À l’heure où le Gabon ambitionne de bâtir un avenir stable et prospère, les populations de Ntoum rappellent que le développement passe aussi des routes fiables et accessibles.