tvplusafrique

Politique

“1 CANDIDAT 1 PROJET”: OLIGUI NGUEMA ESTIME QU’IL EST TEMPS DE SÉPARER L'EAU ET L'ÉLECTRICITÉ POUR UNE MEILLEURE GOUVERNANCE

“1 CANDIDAT 1 PROJET”: OLIGUI NGUEMA ESTIME QU’IL EST TEMPS DE SÉPARER L'EAU ET L'ÉLECTRICITÉ POUR UNE MEILLEURE GOUVERNANCE
Brice Clotaire Oligui Nguema, candidat à l'élection présidentielle du 12 avril 2025, a exposé ses projets pour résoudre la crise de l’eau potable au Gabon.

Au cours de son intervention en tant qu'invité de l’émission “1 candidat, 1 projet”, diffusée sur les chaînes publiques dans le cadre de la campagne présidentielle du 12 avril 2025, Brice Clotaire Oligui Nguema, Président de la transition, a exposé ses projets pour résoudre la crise de l’eau potable au Gabon. Une situation qui entrave le bien-être des Gabonais, notamment dans les villes où la fourniture d’eau est insuffisante et les infrastructures obsolètes.


Le Président Brice Clotaire Nguema n’a pas mâché ses mots lorsqu’il a évoqué l’état des infrastructures liées à l’eau potable au Gabon.


"Nous avons hérité d'une situation catastrophique"


a-t-il affirmé d'emblée, soulignant que le manque d'eau potable constitue un des défis les plus urgents à résoudre pour son gouvernement. Selon lui, la solution passe par la relance des grands projets comme Ntoum 7. Une initiative stratégique destinée à alimenter le pays avec 13 millions de mètres cubes d’eau par an. Le projet prévoit également de renforcer l'infrastructure existante, notamment la station de Mbomo, qui doit être réaménagée pour répondre aux besoins croissants des populations urbaines.


Le candidat à l’élection présidentielle du 12 avril 2025 a également mentionné que la question de l'eau potable est déjà sur la bonne voie, grâce à un partenariat public-privé (PPP) avec la société Suez, qui investira 200 millions d'euros (131 200 000 000 FCFA)  dans le secteur de l'eau.


"C'est signé depuis le 5 avril 2025 à Paris. Nous allons réparer les fuites, moderniser les châteaux d'eau et assurer l'approvisionnement en eau dans plusieurs villes du pays"


a-t-il précisé.


Brice Clotaire Oligui Nguema a également insisté sur le pragmatisme de ses projets, déplorant les effets d'années de gestion inefficace.


"Je suis un homme de terrain, pas un homme de médias"


a-t-il rétorqué. Il a indiqué que ses efforts étaient centrés sur des actions concrètes et non sur des discours futiles. Le Président a ajouté que la gestion des ressources en eau et en énergie requiert des solutions adaptées aux réalités du terrain, et qu'il ne s'agissait pas de répéter les erreurs du passé. Pour lui, cette gestion passe par une séparation claire entre les activités liées à l'eau et à l'électricité, un modèle qu’il juge essentiel pour garantir une gouvernance efficace.


Dans un long développement, le Président a expliqué pourquoi il jugeait nécessaire de séparer la gestion de l’eau et de l’électricité, en s'inspirant de modèles internationaux.


"La plus grande folie, c'est de faire la même chose et de s'attendre à un résultat différent"


a-t-il martelé. Après plusieurs tentatives infructueuses de privatisation et de gestion combinée des deux services au sein de la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG), Brice Clotaire Oligui Nguema estime qu’il est désormais indispensable de suivre l'exemple de pays comme la France, les États-Unis, le Sénégal ou la Côte d'Ivoire, où l'eau et l'électricité sont gérées par des entités distinctes.


Il a expliqué qu’une telle séparation permettrait à chaque secteur de se concentrer sur ses spécificités, tout en améliorant la qualité des services fournis.


"Il est temps de créer une grande société d'électricité, comme en France, et de confier la gestion de l'eau à une entité distincte"


a-t-il ajouté. Il a précisé que la gestion des lignes électriques reviendrait à l'État. 


Brice Clotaire Oligui Nguema a conclu son intervention en appelant à une réforme en profondeur du secteur de l’énergie et de l’eau au Gabon, afin de rompre avec les mauvaises habitudes du passé et de garantir une gestion plus transparente et plus efficace.


"Je suis nostalgique de la SEEG d'antan, mais il est temps d'évoluer. Si nous ne séparons pas ces deux secteurs, nous allons continuer à répéter les mêmes erreurs"


a-t-il prévenu.


 

Par Pamphile EBO

Top Articles