AKEBÉ OFF-NACOM: BASSINS VERSANTS INOPÉRANTS, ROUTES IMPRATICABLES ET INONDATIONS EN SAISONS DES PLUIES
Dans le 4ème arrondissement de Libreville, l’ombre de l’isolement et de l’abandon pèse sur le quartier d’Akebé Off-Nacom.

Si la capitale semble rayonner avec ses infrastructures modernes et son effervescence économique, certains quartiers, comme celui d’Akebé Off-Nacom., demeurent englués dans un état de précarité manifeste. Loin des projecteurs, ce quartier est caractérisé par un déficit criant dans l’accès aux services de base : éducation, santé, emploi, infrastructures routières. Les habitants de ce quartier tirent le diable par la queue. Ce qui alimente des frustrations, voire un sentiment d’abandon.
Gabriel Ntoutoume Mba, un habitant d'Akebé Off-Nacom, rend compte de cette réalité difficile.
“Il faut dire qu’ici, dans le quartier d’Akebé Off-Nacom et ses environs, la situation est déplorable. Cela fait des années que nous vivons dans ce contexte d’isolement. Nos bassins versants ne sont toujours pas opérationnels, et lors des fortes pluies, c’est un véritable calvaire. Les riverains peinent à s’adapter à ces conditions extrêmes. C’est vraiment une situation tragique”
confie-t-il, visiblement affecté par la vétusté des infrastructures et l’absence de solutions pérennes.
L'un des défis majeurs que rencontre ce quartier est lié à l’impraticabilité de ses voies de communication, particulièrement en période de pluie.
“Pour atteindre le carrefour de la Nation, ce n’est vraiment pas facile. Comme vous avez pu le constater vous-même, il faut se frayer un chemin en empruntant de petites planches, qui, dès qu’il pleut, sont emportées. Le résultat : un réseau routier presque impraticable, avec des conséquences directes sur la mobilité des habitants”
souligne un autre résident d'Akebé Off-Nacom. Cette situation fragilise encore davantage les populations, rend leur quotidien de plus en plus pénible et les empêche d’accéder à des zones d’activités essentielles.
Malgré des appels répétés des habitants aux autorités locales, rien n’a été fait jusqu’à aujourd’hui pour remédier à cette situation.
“Souvent, les habitants de ce quartier ont interpellé les autorités, mais jusqu’à présent, rien n’a changé. Le statu quo persiste”
déplore Gabriel Ntoutoume Mba. Cette inaction des autorités alimente un sentiment d’impuissance et de découragement chez les résidents, qui se sentent délaissés et marginalisés.
Les quartiers sous-intégrés, tels qu'Akebé Afnacom, sont souvent stigmatisés, et leurs habitants subissent de plein fouet les conséquences de cette marginalisation. Un cercle vicieux qui engendre frustration et désespoir. En effet, dans un contexte où l’accès aux services de base est une lutte quotidienne, les possibilités de s’en sortir semblent se réduire de plus en plus comme une peau de chagrin. Akébé Off-Nacom continuera-t-il à sombrer dans l’oubli ?

Les habitants d’Akebé Off-Nacom vont-ils s’en sortir ? Dans le cas contraire, ils risquent de rester à la traîne, pris dans l’étau de l’indifférence et de la précarité.