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JEAN CRUZ LESSAGUI : LE REDRESSEMENT DE LA MARINE MARCHANDE AU CŒUR DE SA RÉFORME

JEAN CRUZ LESSAGUI : LE REDRESSEMENT DE LA MARINE MARCHANDE AU CŒUR DE SA RÉFORME
Depuis sa nomination en août 2024 à la tête de la Direction générale de la Marine Marchande (DGM), Jean Cruz Lessagui a pris à bras-le-corps la lourde tâche de redresser une administration qu’il qualifie de « quasi à l’abandon ».

Depuis sa nomination en août 2024 à la tête de la Direction générale de la Marine Marchande (DGM), Jean Cruz Lessagui a pris à bras-le-corps la lourde tâche de redresser une administration qu’il qualifie de « quasi à l’abandon ». Pour ce faire, il met en œuvre une stratégie ambitieuse, centrée sur la réorganisation des conditions de travail, la modernisation des infrastructures et la restructuration de la gestion financière. Une approche pragmatique qu’il résume en une maxime : « Le travail, et rien que le travail, paye. »


Bien-être des agents : une priorité affirmée


L’un des piliers de la réforme portée par Jean Cruz Lessagui repose sur l’amélioration des conditions de travail des agents de la Marine Marchande. Conscient des difficultés auxquelles sont confrontés les employés, il annonce la mise en place d’une série de mesures sociales innovantes. Une mutuelle de santé, un fonds de prévoyance sociale et une grille d’aide aux agents sont désormais accessibles pour soutenir le personnel face aux imprévus. Par ailleurs, afin de renforcer l’esprit de cohésion au sein de l’institution, des activités sociales telles que le « samedi sportif » et l’« arbre de Noël » ont été instaurées, symbolisant l’importance du bien-être collectif.


Modernisation des infrastructures : une avancée décisive


Le redressement de la Marine Marchande passe également par une refonte complète de ses infrastructures. En ce sens, l’acquisition du nouveau siège social de la DGM marque une étape historique dans l’histoire de l’institution. En mettant fin à des années d’instabilité géographique, cette acquisition, réalisée sans endettement, a permis à l’administration de réaliser une économie de plus de 2,5 milliards de francs CFA. Mais la modernisation ne s’arrête pas là : un plan ambitieux prévoit la réfection des bureaux régionaux ainsi que l’achat de nouveaux équipements nautiques et automobiles, dont trois vedettes de haute mer et trois bus destinés au transport des agents.


 


Autonomie financière : une gestion pragmatique et rigoureuse


Conscient du décalage entre les ressources de l’État et les besoins opérationnels de la DGM, Jean Cruz Lessagui a introduit une mesure clé pour renforcer l’autonomie financière de l’institution. Un fonds de fonctionnement alimenté par 30 % des frais perçus par la DGM permet ainsi de pallier les retards budgétaires de l’État, tout en garantissant une gestion plus souple et autonome. L’impact de cette initiative se fait déjà sentir : grâce à une revalorisation des concessions et un contrôle rigoureux de la facturation, la Marine Marchande a pu s’acquitter de ses dettes accumulées depuis 2020 et mettre en place une programmation garantissant la continuité des paiements à l’avenir. « Nous n’avons pas attendu le budget pour agir », souligne fièrement le Directeur général, tout en mettant en avant l’acquisition récente d’un véhicule dédié à la logistique et à la sécurité.


 


Intégrité et fermeté : un leadership sans compromis


Jean Cruz Lessagui, homme de principe, se distingue par sa volonté de maintenir une gestion rigoureuse et transparente, loin des pressions extérieures. Face aux revendications syndicales qu’il juge parfois illégitimes, il réaffirme son engagement à respecter scrupuleusement la loi. La question de la prime de rendement en est un exemple : pour lui, son paiement ne peut être envisagé sans une décision ministérielle claire et un cadre juridique précis.


« Encouragez-moi à respecter la loi et rien que la loi »


insiste-t-il, refusant toute forme de compromis.


Loin des critiques et tentatives de déstabilisation, Jean Cruz Lessagui se veut inébranlable.


« Aucun membre de ma famille n’a fait de la prison, je ne serai pas le premier »


déclare-t-il avec fermeté, traduisant ainsi son refus de céder aux pressions politiques et syndicales.


 


Ambitions et partenariats internationaux : l’avenir en ligne de mire


Malgré les résistances, le Directeur général de la Marine Marchande se projette résolument vers l’avenir. Des projets de coopération internationale sont déjà en cours, avec notamment un protocole d’accord en préparation avec Abidjan pour la formation des agents. Des négociations sont également en cours avec le Brésil pour renforcer les capacités techniques de la Marine Marchande gabonaise.


« Nous devons faire différemment les choses »


martèle Jean Cruz Lessagui, une vision ancrée dans la rigueur financière, la modernisation des infrastructures et la valorisation du personnel.

Par Pamphile EBO

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