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JEAN-RÉMY YAMA DÉNONCE UN SYSTÈME QUI NE SOUHAITE PAS LAISSER LE POUVOIR

JEAN-RÉMY YAMA DÉNONCE UN SYSTÈME QUI NE SOUHAITE PAS LAISSER LE POUVOIR
Jean-Rémy Yama, leader syndical influent et enseignant à l’Université Omar Bongo (UOB), a organisé ce 10 mars 2025 une conférence de presse où il n’a pas caché sa déception et sa colère.

Au lendemain du rejet de sa candidature à l'élection présidentielle du 12 avril 2025 par la Commission nationale d'organisation et de coordination des élections et du référendum (CNOCER), Jean-Rémy Yama, leader syndical influent et enseignant à l’Université Omar Bongo (UOB), a organisé ce 10 mars 2025 une conférence de presse où il n’a pas caché sa déception et sa colère. Face à la presse, il a vigoureusement contesté cette décision et dénoncé une manipulation orchestrée par le pouvoir en place.


Jean-Rémy Yama a exprimé son amertume et sa frustration face à ce qu’il considère comme une manœuvre politique délibérée visant à exclure des voix alternatives de la course à la présidence. Il a vivement contesté le rejet de sa candidature, dénonçant une injustice flagrante. Selon lui, cette décision n’est qu’un acte de plus dans un scénario où les jeux sont déjà faits avant même le début des élections. Il crie à la manipulation et à l’injustice qui gangrènent le processus électoral.


Dans ses propos, Jean-Rémy Yama a fait référence à Alain-Claude Bilie-By-Nze, l’ancien ministre, qui avait récemment affirmé que le Parti Démocratique Gabonais (PDG) n’avait


"pas l’intention de passer le relais"


Selon le leader syndical, cette remarque est d'une actualité frappante. Jean-Rémy Yama estime que Bilie-By-Nze avait raison. Il a souligné que les quatre candidats retenus par la CNOCER sont soit d’anciens piliers du PDG, soit des personnes ayant servi les intérêts des barons du pouvoir en place. Des figures qui, selon lui, n'ont pas changé depuis des années, et continuent de dominer le paysage politique gabonais.


"A notre plus grande surprise, lorsque le ministère de l'Intérieur publie les résultats, il n'y a que 4 candidatures retenues. Et ces 4 candidatures, lorsqu'on examine de très près les tendances des uns et des autres, ça me rappelle ce que Bilie-By-Nze avait dit : 'Nous n'avons pas l'intention de passer le relais'"


a déclaré Jean-Rémy Yama avec amertume. Pour lui, ces candidats représentent non pas un changement, mais une continuité du système qui a régné jusqu'au coup d’État du 30 août 2023. Une continuité qu’il juge néfaste pour le pays.


Dénonçant ce qu’il qualifie de "mascarade" orchestrée par le ministre de l'Intérieur, Jean-Rémy Yama n’a pas mâché ses mots. Il a assuré que la mascarade du 9 mars 2025 ne pouvait pas passer sous silence. Selon lui, les plus hautes autorités gabonaises avaient promis une élection transparente et crédible. Mais au lieu de cela, elles ont choisi les candidats avec lesquels elles veulent vraiment concourir, s’assurant ainsi que seules certaines voix puissent s’exprimer.


"Mais qu'à cela ne tienne, si je fais ce point de presse, c'est pour dénoncer la mascarade qui s'est produite le 9 mars 2025 orchestrée par le ministre de l'Intérieur"


a-t-il ajouté. Il a souligné l’aspect sciemment manipulé de ce processus électoral.


Pour Jean-Rémy Yama, cette situation est un affront à la démocratie gabonaise. Il appelle les Gabonais à ne pas se laisser tromper par ces manipulations et à continuer de lutter pour un processus électoral véritablement libre et transparent. Il a évoqué un système qui, selon lui, ne souhaite pas céder le pouvoir.


Le leader syndical a conclu en réitérant sa détermination à ne pas se laisser intimider et à continuer de défendre les principes de justice et de transparence. "Ils nous ont promis une élection transparente et crédible, mais dès le commencement, ils choisissent les personnes avec lesquelles ils veulent concourir", a-t-il lancé. 


 

Par Pamphile EBO

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