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LES GABONAISES ÉCRASÉES PAR LES MALIENNES À BAMAKO (4 BUTS À 1)

LES GABONAISES ÉCRASÉES PAR LES MALIENNES À BAMAKO (4 BUTS À 1)
Les espoirs gabonais se sont rapidement éteints ce 25 février 2025 au Stade du 26 Mars de Bamako, où les féminines du Gabon ont été une nouvelle fois humiliées par les Maliennes lors du match retour du 1er tour des éliminatoires de la CAN 2026.

Les espoirs gabonais se sont rapidement éteints ce 25 février 2025 au Stade du 26 Mars de Bamako, où les féminines du Gabon ont été une nouvelle fois humiliées par les Maliennes lors du match retour du 1er tour des éliminatoires de la CAN 2026. Sur le score sans appel de 4-1, les Gabonaises ont concédé une seconde défaite cuisante, portant à 10 buts à 1 leur défaite cumulée après un 6-0 infligé à Franceville quelques jours plus tôt.


Mais au-delà du simple score, c'est l'ensemble de la prestation gabonaise qui interpelle. Loin de répondre aux attentes, l’équipe a livré une prestation d'une tristesse abyssale, qui soulève plusieurs interrogations sur la préparation de l’équipe. Comment expliquer que, dans une compétition aussi importante, les Gabonaises aient démarré leurs entraînements quasiment deux jours avant le match aller décisif  alors que les Maliennes étaient déjà présentes  Franceville pour des raisons d'acclimatation ? C’est un choix incompréhensible qui a mis les joueuses dans une situation précaire dès le coup d’envoi.



Hier 25 février 2025 à Bamoko, sur le terrain, les lacunes étaient criantes. Défensivement, c’était un véritable calvaire. Les erreurs de placement se sont multipliées, offrant une fois de plus des espaces béants à des attaquantes maliennes déjà bien rodées. Le nombre de largesses défensives et d’imprécisions techniques était sidérant. Trop souvent, la défense gabonaise a été prise de vitesse, ne sachant comment contrer des attaques maliennes pourtant loin d’être exceptionnelles.


Le milieu de terrain gabonais, inexistant, n’a jamais été capable de contenir l’attaque adverse. Les passes étaient imprécises, les appels mal dosés, et l’organisation du jeu frôlait le chaos. À chaque tentative de relance, des erreurs de contrôle et des passes ratées ont mis l’équipe en difficulté. En conséquence, le milieu n’a jamais été en mesure de produire un jeu cohérent, laissant la défense totalement exposée.


L’attaque gabonaise, quant à elle, était totalement transparente. Aucune réelle menace n’a pesé sur le but malien. L’équipe a peiné à se créer des occasions et n’a pas réussi à déstabiliser une défense malienne qui n’a pas eu besoin de forcer pour repousser les rares offensives.


En face, les Maliennes n’avaient pas besoin de pousser leurs efforts à l’extrême. D’un réalisme impressionnant, elles ont marqué quatre buts, un peu comme un exercice de routine. Dès le début du match, les buteuses aguerries telles que Aguicha Diarra, Aïssata Traoré, Fatou Dembele et Fatoumata Niakate ont fait parler la poudre et se sont illustrées par des frappes nettes et précises.


Les Maliennes ont simplement levé le pied après leur quatrième but. Le coach malien a alors fait tourner son effectif, car le match était déjà réglé et la note salée. La différence de niveau entre les deux équipes était frappante et le score en était une parfaite illustration.


Cette débâcle de 10-1 sur l’ensemble des deux rencontres soulève des interrogations sur le futur immédiat de l’équipe sénior féminine gabonaise. Il est temps pour la Fédération gabonaise de football de prendre des décisions stratégiques cohérentes et abandonne l'empirisme. Et que le ministre des Sports Patrick Barbera Isaac n’engage plus les équipes gabonaises en compétitions internationales sans une enquête approfondie sur les capacités desdites équipes nationales à ne pas essuyer de nouvelles débâcles. 




Par Pamphile EBO

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