LA DÉCLARATION DE BIENS: UN IMPÉRATIF POUR LES AGENTS PUBLICS
La Commission nationale de lutte contre la corruption et l'enrichissement illicite (CNLCEI) a organisé une session de sensibilisation pour les inspecteurs généraux des services et les directeurs des administrations publiques sur l'importance de la déclaration de biens. L'objectif était de rappeler l'obligation légale de déclarer ses biens pour tous les agents publics, et de souligner les sanctions encourues en cas de non-respect de cette disposition.
Nestor Mbou, président du CNLCEI, a exprimé son inquiétude face au faible taux de déclaration de biens par les agents publics, malgré les campagnes de sensibilisation menées par la commission. Il a rappelé que la loi 041 prévoit des sanctions allant de l'amende à l'emprisonnement et la confiscation des biens pour les réfractaires.
La déclaration de biens, qui doit être renouvelée tous les trois ans, vise à recenser l'ensemble des biens possédés par l'agent public lors de sa prise de fonctions. Le président du CNLCEI a appelé les participants à être des relais de cette information au sein de leurs administrations respectives.
Les échanges lors de la session ont été nourris, avec de nombreux questionnements des agents publics sur le formulaire de déclaration. Liliane Ngari, secrétaire générale du ministère du Tourisme et de l'Artisanat, a affirmé qu'elle allait immédiatement sensibiliser les services de son ministère pour que tous les agents publics déposent leur déclaration au plus tard le 18 février 2025.
La déclaration de biens est une obligation légale pour tous les agents publics, et le non-respect de cette disposition expose les réfractaires à des sanctions pénales. La loi prévoit une amende de 50 000 FCFA après la première mise en demeure, puis de 100 000 FCFA par mois de retard au terme de la troisième mise en demeure. Dans certains cas, des peines d'emprisonnement et la confiscation des biens peuvent être prononcées.