QUAND ALAIN-CLAUDE BILIE-BY-NZE NÉGLIGE LES PROCÉDURES LÉGALES
Les récents événements autour de la demande d’organisation d’une réunion publique par la plateforme Ensemble pour le Gabon, dirigée par Alain Claude Bilie-By-Nze, ont mis en lumière un profond malentendu, voire une tentative de manipulation, en particulier sur les réseaux sociaux. L’annonce de l’interdiction de cet événement a suscité une vague de réactions, et certains internautes n’ont pas hésité à accuser le délégué spécial d’Oyem, Jean Christophe Owono Nguema, d’avoir pris la décision de manière unilatérale et sans fondement. Pourtant, l’histoire est tout autre, et il apparaît que la véritable cause de cette interdiction réside dans des erreurs flagrantes dans la demande elle-même.
Le manquement aux normes légales
Le 10 février 2025, Alain Claude Bilie-By-Nze, président de Ensemble pour le Gabon, a sollicité l’autorisation pour organiser une rencontre citoyenne à Oyem, prévue pour le 13 février 2025, dans un espace situé derrière la tribune officielle de la ville. Une demande qui a pourtant été rejetée par le délégué spécial d’Oyem, Jean Christophe Owono Nguema. Ce dernier, en réponse à la lettre de Bilie-By-Nze, a rappelé que la demande était en totale inadéquation avec les exigences de la loi n° 001/2017 du 3 août 2017, régissant les réunions et manifestations publiques en République gabonaise.
La première violation, et non des moindres, réside dans l'absence de signature de trois organisateurs pour valider la demande. Selon l’article 6 de la loi susmentionnée, toute réunion publique doit être précédée d’une déclaration signée par au moins trois organisateurs. Or, la demande de Bilie-By-Nze ne respecte pas cette condition fondamentale. En outre, l'article 7 de la même loi précise que les déclarants doivent être des citoyens jouissant de leurs droits civils et politiques et que la demande doit être adressée aux autorités compétentes : le gouverneur, le préfet, le sous-préfet ou le maire de la localité concernée. Ce n’est pas le cas dans la lettre de Ensemble pour le Gabon, qui a été adressée exclusivement au délégué spécial d’Oyem.

Un rejet justifié par la loi
Le délégué spécial d’Oyem n’a pas, comme certains le prétendent, pris une décision unilatérale ou autoritaire sans égard pour la loi. Au contraire, il a agi en conformité avec les textes législatifs en vigueur. Dans sa réponse, il a souligné que la demande était non conforme, conformément aux articles 6 et 7 de la loi n° 001/2017. Il a spécifiquement mentionné que toute déclaration non conforme devait être rejetée. Par conséquent, Jean-Christophe Owono Nguema n’a fait qu’appliquer la législation en vigueur, et il n'a pas, comme certains l'ont affirmé sur les réseaux sociaux, annulé l'événement de manière injustifiée.

Manipulation sur les réseaux sociaux
Depuis l’annonce du rejet de la demande, une campagne de désinformation semble avoir été lancée sur les réseaux sociaux. Plusieurs voix ont accusé le délégué spécial d’Oyem de s’opposer de manière injustifiée à une initiative citoyenne. Cette version des faits, où le délégué serait responsable d’une interdiction arbitraire, n’a aucune base légale. Au contraire, c'est Ensemble pour le Gabon et son président Alain-Claude Bilie-By-Nze qui ont omis de respecter les procédures imposées par la loi. Les organisateurs de la rencontre citoyenne, en ne respectant pas les prescriptions légales, sont directement responsables de l’échec de leur démarche.

Les conséquences d’un manquement légal
L’affaire soulève un point essentiel sur la manière dont les partis politiques et les mouvements de la société civile abordent les procédures administratives en vigueur. La loi gabonaise sur les réunions publiques a été mise en place pour garantir la sécurité et l'ordre public, tout en permettant aux citoyens d’exprimer leurs opinions. Dans ce contexte, il est impératif que les demandes soient conformes aux exigences légales pour éviter toute confusion ou interprétation erronée des intentions.
Il apparaît que Ensemble pour le Gabon et son président, en ne respectant pas les règles de procédure, aient mis en péril non seulement la réussite de leur initiative, mais également l’image de leur mouvement. À partir de cette situation, il est important de rappeler que la loi est au service de la démocratie et qu’aucun groupe ou individu ne peut s’y soustraire sous prétexte de convictions politiques ou d’intentions citoyennes.

Il fallait respecter la loi
Le rejet de la demande d'Alain-Claude Bilie-By-Nze n'est en aucun cas une action malveillante de la part du délégué spécial d’Oyem, mais bien une application rigoureuse de la loi en vigueur. Les erreurs viennent de la part des organisateurs qui ont omis de respecter les étapes fondamentales imposées pour l’organisation d’une réunion publique. Si Ensemble pour le Gabon et son président souhaitent véritablement être un exemple de respect des principes démocratiques, ils devront avant tout commencer par honorer les règles légales, sans lesquelles il n’existe pas de véritable exercice de la liberté publique.
C’est Alain-Claude Bilie-By-Nze et son mouvement qui ont manqué à leur responsabilité, et non Jean Christophe Owono Nguema, qui, lui, a fait preuve de conformité avec la loi.