UNE OCCASION DE REMERCIER LES SYNDICALISTES POUR LE PROLONGEMENT DU PRÉAVIS DE GRÈVE
Une rencontre capitale a eu lieu ce vendredi 7 février 2025, entre la ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l'Innovation Technologique, Pr Marcelle Ibinga Itsitsa, et les représentants du Syndicat National des Enseignants-Chercheurs de l’École Normale Supérieure (SNEC-ENS). Cet échange s'inscrit dans le cadre d’un dialogue constructif, dans un contexte de crise persistante au sein de cette institution de renommée.

L’objectif principal de cette réunion était de souligner l’importance de la coopération entre les autorités académiques et les syndicats pour résoudre les tensions qui secouent l’ENS. La ministre a tenu à exprimer ses remerciements au SNEC-ENS pour avoir opté pour le prolongement du préavis de grève, une décision qui reflète la volonté des enseignants-chercheurs de poursuivre les négociations dans un esprit de dialogue, mais aussi la nécessité de trouver des solutions concrètes à une crise qui s’éternise.
Le prolongement de cette action revendicative est une illustration parfaite des difficultés persistantes, qui vont au-delà des simples préoccupations administratives et touchent au cœur du fonctionnement même de l’ENS. Le SNEC-ENS, par cette démarche, vise à mettre la pression sur les autorités afin qu’elles prennent des mesures rapides et efficaces.

Lors de la réunion, plusieurs points d’actualité ont été abordés, dont la question fondamentale de la levée de la co-tutelle. En effet, l’École Normale Supérieure, bien qu’étant un pilier essentiel du système éducatif national, souffre de cette relation ambiguë avec un autre ministère, le ministère de l’Education nationale qui complique son autonomie et son efficacité. Cette co-tutelle est perçue comme un frein à une gestion plus souple et réactive aux défis du terrain. Les syndicats ont ainsi plaidé en faveur d’une révision structurelle du cadre administratif de l’établissement.
