POURQUOI LES MINISTRES DÉTOURNENT RÉGULIÈREMENT LES VÉHICULES DE LEURS MINISTÈRES ?
Certains ministres se rendent coupables de détournement de biens publics en volant ou en détournant les véhicules qui sont attribués à leurs collaborateurs ou à eux-mêmes au sein de leur ministère. Cette pratique illégale consiste à garer ces automobiles dans leurs parkings personnels ou à faire enregistrer ces véhicules à leur propre nom. Une démarche qui enfreint les règles de gestion des biens publics. En effet, ces véhicules sont destinés à l'usage professionnel des ministres et de leurs collaborateurs dans le cadre de leurs fonctions officielles, et non à des fins personnelles.
Cette situation soulève de nombreuses préoccupations concernant l'intégrité et la transparence dans la gestion des ressources de l'État. De telles pratiques remettent en question la confiance des citoyens envers leurs dirigeants et leurs institutions. En outre, elles illustrent des failles dans les mécanismes de contrôle de l'utilisation des biens publics.

Il apparaît manifestement que certains ministres adoptent cette pratique pour accroître leur richesse personnelle. En détournant en effet un bien public, certains ministres cherchent à en tirer un avantage financier, soit en revendant le véhicule, soit en l’utilisant pour leurs besoins personnels, sans se soucier des ressources publiques.
D’autres le font par abus de pouvoir. Certains ministres, profitant de leur position de pouvoir, peuvent considérer qu’ils ont droit à des privilèges personnels, y compris la possession de biens publics.

L’impunité qui a caractérisé le régime déchu d’Ali Bongo Ondimba est en train de se transmettre à quelques-uns des acteurs de la transition au Gabon. Mettre un véhicule officiel à leur nom envoie un message d’impunité. C’est comme si ces acteurs de la transition estiment que leur position les protège d’éventuelles poursuites ou répercussions.
Dans certains cas, c’est la gestion laxiste des biens publics et l'absence de mécanismes de contrôle rigoureux qui donne l’opportunité à certains ministres de s’approprier des véhicules sans craindre d’être inquiétés.
Des audits réguliers et un suivi rigoureux des biens appartenant à l'État sont nécessaires afin de garantir que ces ressources sont utilisées conformément à l'intérêt public.