HERMANN IMMONGAULT PRÉSENTE LES GRANDES INNOVATIONS
Le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité, Hermann Immongault, a tenu une conférence de presse le 25 janvier 2025 pour clarifier les détails de la réforme du Code électoral gabonais. Une réforme qui, selon lui, marque un tournant significatif dans la gestion des élections et vise à renforcer la transparence, l’équité et l’accessibilité du processus électoral.
L'une des innovations majeures réside dans la structure du code. Fini le morcellement entre divers textes législatifs et réglementaires, héritage des multiples amendements précédents. Le nouveau code est désormais unifié, offrant une présentation claire et simplifiée à travers quatre livres distincts : les dispositions communes, les dispositions spécifiques aux élections présidentielles, législatives et locales, ainsi que les dispositions pénales et transitoires.
Sur le fond, plusieurs points sont particulièrement notables. Le ministre a notamment souligné la création d'une Autorité de contrôle des élections et du référendum (Article 15). Une instance autonome qui aura pour mission de veiller au bon déroulement des scrutins, et qui garantira la régularité et la sincérité des résultats. Cette autorité jouera un rôle essentiel en assurant la transparence du processus électoral.
Le Code prévoit également une représentation des Gabonais de l'étranger par la création de sièges de députés dédiés, renforçant ainsi la participation de la diaspora aux affaires politiques du pays (Article 216).
Une autre avancée importante concerne l'inscription automatique sur les listes électorales (Article 155-157). Les citoyens de 18 ans et plus, enregistrés dans le cadre du recensement, seront désormais inscrits d'office, facilitant l'accès aux élections pour un plus grand nombre de Gabonais.
Un autre aspect de cette réforme est la lutte contre les pratiques électorales frauduleuses, avec des mesures visant à réguler le phénomène des "boeufs votants". Le Code impose désormais que les électeurs aient des liens clairs avec la circonscription dans laquelle ils votent (Article 48).
Enfin, la fixation de quotas de candidatures pour les femmes (30%) et les jeunes (20%) dans les partis et groupes politiques, ainsi que le plafonnement des dépenses électorales (Articles 83, 108-109), marquent un pas vers une meilleure représentation et une gestion plus équitable des campagnes.
Avec cette réforme, le gouvernement gabonais entend moderniser le système électoral et garantir à chaque citoyen un accès facilité et une participation renforcée aux élections. Les mesures proposées ont pour objectif de renforcer la confiance des électeurs dans le processus démocratique.