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6 À 8 MOIS POUR COMMENCER À MANGER DE LA VIANDE BOVINE MADE IN NDENDÉ

6 À 8 MOIS POUR COMMENCER À MANGER DE LA VIANDE BOVINE MADE IN NDENDÉ
Ce projet, qui s'inscrit dans une volonté de relancer l'élevage national, repose sur l'importation de 1000 vaches brésiliennes, acheminées au Ranch de la Ngounié. Cette viande bovine sera dans les assiettes dans 6 à 8 mois.

Le Premier ministre gabonais Raymond Ndong Sima n'a pas caché son enthousiasme lors de la présentation du débarquement des 1000 vaches en provenance du Brésil au port d'Owendo. Un qui signe un tournant en matière d'élevage au Gabon.




« D'abord, je suis très content, car cela fait plusieurs mois que je travaille d'arrache-pied sur ce projet »




a-t-il déclaré, visiblement satisfait des avancées réalisées en étroite collaboration avec le Président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema.





Ce projet, qui s'inscrit dans une volonté de relancer l'élevage national, repose sur l'importation de 1000 vaches brésiliennes, acheminées au Ranch de la Ngounié, dans le but de réduire la dépendance du Gabon vis-à-vis de l'importation de viande.




« La quasi-totalité des bovins que nous consommons est importée, il est donc impératif de relancer l'élevage dans notre pays pour produire davantage à terme »




Une initiative ambitieuse, car la production locale de viande est loin de suffire aux besoins des Gabonais. Ces vaches, destinées à la reproduction, feront l'objet de techniques d'insémination artificielle afin d'augmenter la quantité de bétail disponible dans les prochaines années.






« Les animaux que vous voyez ici sont des vaches. Elles vont se reproduire et nous allons continuer à les inséminer artificiellement pour maximiser la production »




Selon le Premier ministre, si la viande sera bientôt disponible, l'objectif immédiat reste d'augmenter les volumes avant de commencer les récoltes dans environ 6 à 8 mois. Mais il ne s'agit pas seulement de viande. Cette initiative porte également sur la diversification des produits dérivés, comme le lait, les produits laitiers et même les sous-produits de l'abattage, notamment le cuir.





Ce projet, au-delà de son impact direct sur l'alimentation, ambitionne de créer des milliers d'opportunités d'emploi à travers l'ensemble de la chaîne de production.




« Ce secteur offre de grandes opportunités de travail, que ce soit pour les ingénieurs, vétérinaires, techniciens ou encore pour les jeunes gabonais qui souhaitent s'installer en tant qu'éleveurs privés »




De plus, l'essor de l'élevage bovin pourrait générer des emplois dans des secteurs connexes tels que la transformation de viande, la fabrication de produits dérivés, et même dans la maroquinerie.






« Lorsque l'élevage augmente, cela signifie que nous aurons également des peaux à récupérer, ce qui peut nourrir d'autres industries comme les tanneries ou la fabrication d'articles en cuir »




a précisé Raymond Ndong Sima. Il a souligné ainsi l'impact économique multiplier de ce projet.



L'une des principales difficultés du passé reste la gestion des échecs des projets antérieurs, mais le gouvernement se montre optimiste.




« Il y a eu des projets qui ont échoué dans le passé, mais nous tirons des leçons de ces expériences. Nous allons mettre en place un modèle économique solide, permettant aux éleveurs de rembourser leurs animaux non pas en argent, mais en bétail produit »




Ce modèle inclut un soutien important pour encourager les jeunes Gabonais à s'investir dans cette activité agricole porteuse d'avenir.



Concernant la question des races, l'importation de zébus brésiliens a été pensée pour leur résistance à des maladies locales comme la trypanosomiase.



 




« Le Brésil a fait d'énormes progrès dans la lutte contre cette maladie, et ces animaux, plus gros et résistants, peuvent atteindre des poids de 700 à 800 kg, bien au-delà des 400 à 500 kg des Ndamas traditionnels »




a précisé le Premier ministre, mettant en avant l'avantage en termes de production de viande par animal.





Dans un appel direct aux jeunes Gabonais, Raymond Ndong Sima les a encouragés à saisir cette chance.




« Ce projet n'est pas une simple promesse, c'est une réalité. Les jeunes doivent comprendre que l'avenir du travail passe par l'adaptabilité. Si vous avez des études, vous pouvez aussi trouver une source de revenu dans l'élevage et la production »




Le Gabon semble ainsi bien engagé dans une nouvelle ère agricole, avec des ambitions de diversification économique, de création d'emplois et de renforcement de la souveraineté alimentaire.




« C'est un projet majeur qui, je crois, va donner un sens concret à la diversification de notre base de production »




a conclu Raymond Ndong Sima, confiant des perspectives que ce projet pourrait offrir au pays.





 

Par Pamphile EBO

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