POURQUOI LA DETTE A ÉTÉ AJOUTÉE AU PORTEFEUILLE DE CHARLES M’BA ?

Le remaniement ministériel du 15 janvier 2025 au Gabon a vu la création du ministère du Budget et de la Dette, avec Charles M’BA comme patron de ce département. Cette décision a été motivée plus pour des raisons stratégiques qu’une simple question de réajustement.
La gestion de la dette est devenue une priorité majeure, notamment après les difficultés financières rencontrées par le Gabon et qui ont pris une ampleur inquiétante ces derniers mois. Le ministère du Budget et de la Dette est censé coordonner la gestion de la dette publique afin d'éviter une crise plus profonde.

On se rappelle l’onde de choc de la suspension des décaissements de la Banque mondiale qui a sonné l'alerte sur les vulnérabilités de l’économie gabonaise. Ce signal d'alarme a révélé l'urgence d'une approche plus intégrée et coordonnée dans le traitement des finances publiques. Une onde de choc qui s’est propagée comme une traînée de poudre à tous les niveaux des cercles de décisions du pays. Il devenait alors nécessaire de mieux intégrer la question de la dette dans les politiques publiques. L'ajout de cette fonction au ministère du Budget permet de mieux répondre aux exigences des créanciers et aux institutions internationales.

L’association du budget et de la dette est une aubaine pour le gouvernement. En effet, à travers cette combinaison le gouvernement cherche à optimiser les ressources disponibles et mettre toutes les chances de son côté pour une meilleure planification des finances publiques. Cela permet également au gouvernement de mieux ajuster la politique fiscale en fonction des obligations de remboursement. L'incorporation de la gestion de la Dette au ministère du Budget vise en outre à accroître la transparence dans la gestion des finances publiques.

Un passage obligé pour restaurer la crédibilité auprès des institutions internationales et attirer des investissements étrangers. L’intégration de la dette au budget permet aussi de tenir le pari de la stabilité financière en dépit des nombreux défis économiques incompressibles.
