tvplusafrique

Politique

ENTRE LES LIGNES D'UN DISCOURS: ANALYSE DE NKOULOU, PAMBOU ET MENDAME

ENTRE LES LIGNES D'UN DISCOURS: ANALYSE DE NKOULOU, PAMBOU ET MENDAME
Pour Paskhal Nkoulou, le message du Président Brice Clotaire Oligui Nguema est un rappel à plus de responsabilité

Le discours de vœux du Président de la transition Brice Clotaire Oligui Nguema a suscité de nombreuses réactions.  Dans l'émission de TV+ Afrique "Restez avec l'Actu", Paskhal Nkoulou, acteur politique, Prince Edmond Pambou, président du mouvement Gabon solidarité, et Wilfrid Mendame Mve, acteur politique, ont analysé l'extrait du discours où le chef de l'État évoquait "gravité et espoir face aux défis qui restent et surtout les défis à venir".



Pour Paskhal Nkoulou, le message du Président Brice Clotaire Oligui Nguema est un rappel à plus de responsabilité.




"La gravité, explique-t-il, découle de la lourde tâche de la restauration des institutions et de la gestion quotidienne de l'État.  Le Président, dans ce contexte, ne peut pas se concentrer sur tous les aspects de la vie nationale.  Mais il souhaite malgré tout communiquer espoir, soulignant que la période de fêtes n'est pas le moment d'inquiéter les Gabonais.  L'espoir, selon Paskhal Nkoulou, “est au cœur de la transition et doit permettre aux citoyens de s'investir pour des réformes économiques et une architecture institutionnelle forte, assurant un environnement politique et social plus favorable."




 




“La gravité vient du fait que le temps qui lui est imparti ne lui permet pas de se consacrer aux autres aspects de la vie si ce n'est de rester à l'essentiel. L'autre aspect c'est parce qu' effectivement il  y a la gestion de l'État et la demande sociale est de plus en plus forte. Il souhaite que les gens comprennent ce qui est fait au bout d'un an. Mais en même temps, il souhaite que l'espoir demeure dans la perspective où nous sommes en fête de fin d’année. Ce n'est pas le moment où on inquiète ses compatriotes. Ce n'est pas le moment où on n'apporte des situations je dirais un peu sombres. Il faut garder espoir et l'espoir est également au bout de la transition. Je trouve personnellement que c'est une approche assez responsable, prudente mais suffisamment engageante pour que je l'espère du moins, que les citoyens gabonais aient le sens et l'orientation que le Chef de l'État donne son discours” 




 



Wilfrid Mendame Mve, lui, met l'accent sur l'héritage lourd et les défis majeurs auxquels le numéro un gabonais est confronté. La "gravité" provient de la situation de détresse du pays, la nécessité de reconstruire les institutions et la gestion quotidienne des affaires publiques. L'espoir, selon lui, réside dans la perspective d'un avenir meilleur où les résultats constatés aujourd'hui se concrétiseront dans les années à venir.




“Oui gravité parce que Brice Clotaire Oligui Nguema a hérité d'un pays totalement en situation de détresse. Et il fallait tout de suite se mettre au travail notamment à partir de l'un des premiers objectifs qui est la restauration des Institutions et la gestion quotidienne des affaires publiques. Sur le plan social, économique, culturel et même sportif tout était pratiquement à refaire. Et Cette gravité se traduit par n'est-ce pas cette charge. Cette lourde charge qu'il a hérité et qu'il essaie au mieux de pouvoir résoudre chacun des problèmes au quotidien. Ensuite, espoir parce qu'il faut non seulement résoudre les problèmes du quotidien. Mais il faut également se projeter vers l'avenir. Il faut que les résultats que les Gabonais commencent à constater aujourd'hui soient véritablement positifs dans les faits dans un avenir à court, moyen et long terme”




Prince Edmond Pambou, quant à lui, souligne une gravité multiple.  Il pointe du doigt la situation du pays en lambeaux, le désarroi social des Gabonais, ainsi que les problèmes de sécurité liés à des bavures des forces de défense. Prince Edmond Pambou met en exergue la nécessité d'une stabilité politique et économique pour sortir de la transition, une étape indispensable avant de garantir un environnement sain pour l'ensemble du pays.




“Oui la gravité dont le Président de la transition fait allusion parce que le pays était pratiquement en lambeaux dans la cardre du respect des Institutions, des normes. c'est une gravité qui était déjà là. Ensuite la gravité qu'annonce le Président de la République c'est dû aussi à la situation sociale que vivent les Gabonais qui est vraiment quelque chose de très importante. On peut tout dire mais on n'a pas encore touché le bon bout pour stabiliser les Gabonais qui sont en attente de l'emploi. Ensuite dans cette gravité aussi nous voyons le problème des forces de défenses et de sécurité qui commettent des bavures.Le Président de la République essai dans sa conscience de regarder pour ramener un état de droit digne où les institutions de la république pourront parler rien que la loi rien, appliquer les normes sur le plan économique et bien d'autres. La gravité est bien là parce qu’il faut d'abord sortir de cette transition d'où nous parlons de la gravité de la chose".




Les trois invités reconnaissent la gravité des défis auxquels est confronté le Chef de l’Etat gabonais. Ils affirment en même temps la nécessité de maintenir l'espoir pour l'avenir du Gabon.  





 

Par Pamphile EBO

Top Articles