CAMÉLIA NTOUTOUME LECLERC SUSPEND LE DG DE L'ENS POUR DÉRIVES NOTOIRES

La ministre de l'Éducation nationale et de la formation professionnelle, Camélia Ntoutoume Leclerc, a pris une décision ferme contre le directeur général de l'École normale supérieure (ENS), Rufin Dizambou. Dans un communiqué officiel (n° 0136), la ministre a annoncé la suspension immédiate de M. Dizambou de ses fonctions.
Cette décision, prise en application de l'article 130 de la loi n° 8/91 du 26 septembre 1991, porte sur des "dérives notoires" constatées au sein de l'ENS. Le communiqué précise qu'il s'agit d'un "fonctionnement et d'une organisation défaillants", d' "insubordinations notables" et de décisions prises en violation des réglementations en vigueur. L'affaire semble donc sérieuse, dépassant probablement le cadre d'un simple désaccord.
“Article 2: Compte tenu de nombreuses dérives enregistrées dans le fonctionnement et l'organisation de l'ENS ainsi que des cas d'insubordination notoire et autres décisions prises au mépris des dispositions légales et réglementaires régissant l'ENS Rufin Dizambou est suspendu de ses fonctions de directeur général de l'Ecole normale supérieure à titre conservatoire “
précise le communiqué.
La suspension, de nature conservatoire, vise à garantir l'ordre et la bonne gouvernance et à redresser la barre au sein de l'établissement. Le directeur général est donc provisoirement écarté de ses responsabilités. L'intérim est confié au Pr Roger Ondo Ndong, qui cumule déjà la fonction de directeur des Études 1.

Le communiqué souligne clairement les obligations des membres du Conseil d'administration de l'ENS, qui sont tenus de respecter et d'appliquer la décision. Cette clause traduit la volonté du ministère de mettre un terme aux dérives constatées, et de réaffirmer l'autorité de la hiérarchie.
“Article 4: les membres du Conseil d'administration de l'ENS chacun en ce qui le concerne sont tenus au respect et à la stricte application de la présente décision”
En impliquant le Conseil d'administration dans cette affaire, la ministre démontre un souci de responsabilité collective au sein de l'institution.
Les raisons précises de ces dérives ne sont pas détaillées dans le communiqué, laissant planer une certaine ambiguïté. Cependant, la décision de la ministre Camélia Ntoutoume Leclerc apparaît comme une réaction ferme énergique à des dysfonctionnements importants, et la mesure intérimaire permet d'éviter toute paralysie de l'administration de l'ENS.