LA SUSPENSION DE LA CNAMGS PARALYSE L'ACCÈS AUX MÉDICAMENTS
Depuis ce mercredi 1er janvier 2025, les pharmaciens du pays ont déclenché un arrêt de la délivrance des médicaments. A l'origine de cette mesure radicale : une dette jugée insoutenable de la Caisse nationale d'assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS) envers les officines. Cette décision, annoncée et appliquée sans délai, a pris de court de nombreux assurés, qui se sont retrouvés bloqués dans leur accès aux médicaments essentiels.
La colère est palpable chez les professionnels de la santé.
"Trop c'est trop. Nous ne pouvons plus supporter. La dette s’accumule. Nous avons des salariés et des impôts à payer"
a confié un pharmacien sous couvert d'anonymat.
Face à cette situation critique, les réactions se multiplient. Monsieur Ebando, un observateur averti, a exprimé sa vive inquiétude concernant la suspension de la CNAMGS dans les pharmacies au micro de Nathalie Eyenga et de Gabriela Taty de TV+Afrique.
"C'est une très mauvaise nouvelle. Cette structure permettait aux personnes à revenus faibles de pouvoir bénéficier de médicaments. Il faut que cela soit rétabli"
Il a également pointé du doigt la corruption et les malversations financières qui, selon lui, gangrènent la CNAMGS et qui ont provoqué notamment le limogeage de la directrice de la CNAMGS. Il exhorte les nouvelles autorités à trouver des solutions urgentes à ces problèmes systémiques.
L'impact de cette suspension se fera ressentir sur l’état de santé de centaines voire des milliers d’assurés. Un assuré CNAMGS a exprimé sa désolation et son incompréhension :
"Cela me condamne personnellement. Je suis concerné au premier chef. Je suis assuré de la CNAMGS"
Bruno Mekossangoye, administrateur économique et financier, a pour sa part déploré les conséquences sociales de cette suspension. Il a souligné la nécessité d'une gestion plus saine au sein de la CNAMGS pour éviter un tel effondrement.
« Je pense que c'est la mauvaise gestion qui a provoqué des tensions de trésorerie. Le plus souvent dans une entreprise si les gens ont de très gros salaires cela va tuer ladite entreprise. Ce n'est pas la CNAMGS qui doit tomber, sinon c'est la population qui va souffrir, qui va mourir »
Une ancienne étudiante, Lidia, rappelle que les pharmaciens sont des opérateurs économiques.
“Après tout, c'est du business. Si les pharmaciens doivent préfinancer des paiements pour que les patients reçoivent leurs médicaments, ils doivent être payés à temps”
a-t-elle déclaré au micro de Nathalie Eyenga et de Gabriela Taty de TV+Afrique.
Les populations souhaitent que le CTRI restaure la confiance entre la CNAMGS et les officines.