OYEM PLONGÉE DANS LE NOIR ET DANS LA FRUSTRATION
Les coupures d’électricité répétées bouleversent le quotidien des habitants d’Oyem, chef-lieu du Woleu-Ntem, au nord du Gabon. Ces délestages, de plus en plus fréquents, mettent à nu les carences de la Société d’eau et d’énergie du Gabon (SEEG) d'Oyem.
« Pour ma part, le problème se trouve au niveau de la concurrence. Si la SEEG avait des concurrents, elle ne pourrait pas se permettre un tel service »
déplore Jael Bekale Be, habitant d’Oyem au micro de Coeurtice Nze Obame, correspondant de TV+Afrique dans la province du Woleu-Ntem.
L'absence de solutions durables de la SEEG pour remédier à ces interruptions d’électricité inquiète les usagers. François Obounou, autre habitant, partage son indignation :
« Demain, si les gens décident de manifester pour protester, cela va créer une polémique, mais nous sommes dans notre droit. J’ai déjà quatre appareils électroménagers qui ne fonctionnent plus à cause des délestages »
Face à la montée de la colère, des initiatives sont annoncées par la délégation régionale de la SEEG. Michel, chef de la délégation Nord-Est, assure au micro de Coeurtice Nze Obame, correspondant de TV+Afrique dans la province du Woleu-Ntem, que des mesures sont en cours en vue d'offrir un service de qualité :
« Nous allons remettre en service des équipements en excellent état depuis le Cameroun et interconnecter les productions d’Oyem à celles de Bitam. Nous disposerons alors d’une réserve de puissance doublée qui pourrait stabiliser la situation. »
Cependant, ces promesses peinent à convaincre. La frustration des usagers est à son comble, alimentée par une administration jugée défaillante. Ces délestages deviennent chroniques. Ils compromettent non seulement le confort des foyers mais aussi les activités économiques locales.