ZONE CEMAC: CRITIQUES CONTRE LE BLOCAGE DES FONDS DES COMPAGNIES AÉRIENNES
La Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac) fait face à des critiques croissantes pour la rétention prolongée des fonds des compagnies aériennes internationales opérant dans la région. Cette situation, dénoncée par l'Association du transport aérien international (IATA), met en lumière des pratiques qui freinent le développement du secteur aérien et compromettent la connectivité de la région.
Selon l’IATA, les compagnies aériennes peinent à rapatrier leurs revenus générés localement, en raison de restrictions de change imposées par les banques centrales des pays membres de la Cemac. À fin 2023, le montant des fonds bloqués atteignait plusieurs dizaines de millions de dollars, une somme qui menace la viabilité des opérations des transporteurs aériens dans cette zone.
Les acteurs du secteur alertent sur les conséquences néfastes de ces blocages, notamment la réduction des vols, l’augmentation des coûts pour les passagers et une perception négative de la région comme destination d’affaires. L’IATA appelle les gouvernements de la Cemac (le Cameroun, la République du Congo, le Gabon, la République centrafricaine (RCA), et le Tchad), à collaborer avec les banques centrales pour lever ces restrictions et aligner leurs politiques sur les normes internationales.
Le développement économique de la Cemac dépend en partie d’un secteur aérien dynamique. L'absence de mesures correctives risque de renforcer l'isolement de la région sur le plan mondial.