ANTICIPER L'AVENIR: 22ÈME RÉUNION DES OPÉRATEURS FRANCOPHONES EN TÉLÉCOMMUNICATIONS
Face aux mutations technologiques et socio-économiques rapides dans les télécommunications, les régulateurs du secteur appellent à une adaptation stratégique des opérateurs. Cette résilience est au cœur de la 22ᵉ réunion annuelle du réseau francophone de la régulation des télécommunications (FRATEL), tenue à Libreville, du 26 au 27 novembre 2024 sous le thème : « Quel modèle d'affaires et quelles stratégies pour les opérateurs télécoms dans le futur ? »
A l'ouverture des travaux ce 26 novembre 2024, le Président du Conseil de Régulation de l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes du Gabon (ARCEP), Célestin Kadjidja, l'un des intervenants clés a déclaré que cette rencontre offre une opportunité d'échange et d'apprentissage :
« Les modèles d'affaires des opérateurs télécoms évoluent au gré des technologies et des grandes innovations. Cette réunion est une occasion d'analyser ces transformations et de s'y préparer»
Ce rendez-vous, qui s'appuie sur les leçons des éditions précédentes, ambitionne de relever des défis majeurs. Parmi ceux-ci figurent l'arbitrage complexe entre les intérêts des États, les besoins des investisseurs et les attentes des consommateurs.
Louis Marc Sakala, le directeur général de l'Agence de Régulation des Postes et Communications Électroniques (ARPCE) Congo, a rappelé l'ampleur des responsabilités des régulateurs :
« Nous devons tout savoir, anticiper et prévoir face à une transition technologique rapide. Ce rôle exige une vigilance constante »
Le défi s'intensifie à mesure que le secteur devient de plus en plus convergent, impliquant des enjeux économiques, sociétaux et environnementaux.
Bonjean Rodrigue Mbanza, ministre de l'Économie Numérique, n'a pas tari d'éloges sur cette rencontre qui renforce l'ambition du pays de se positionner comme une pièces maîtresse du numérique en Afrique. Bonjean Rodrigue Mbanza a souligné :
« Le Président Brice Clotaire Oligui Nguema place l'économie numérique comme un puissant catalyseur de diversification économique, de développement et d'inclusion sociale. »
Pour Jean-Jacques Massima Landji, représentant de l'Union internationale des télécommunications (UIT), Libreville est une plateforme idéale pour des travaux de haute portée :
« Ces échanges permettent de mutualiser les expériences et d'affronter ensemble les défis croissants du secteur»
Pendant deux jours, les participants mèneront réflexions et débats à travers panels et tables rondes.